Industrie/Négoce

Matériels de chantier : Terex et Konecranes vont fusionner

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Le futur groupe pèsera 10 milliards de dollars et éloigne encore davantage Terex de la construction au profit du portuaire et de l’industriel.

Konecranes a annoncé son souhait de fusionner avec le groupe Terex. L’opération s’effectuera sur la base de 0,8 action Konecranes pour 1 action Terex et devrait être effective en 2016, après vote des actionnaires et autorisation des autorités de contrôle. Le futur groupe devrait réaliser un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars, devenir un poids lourd dans le domaine du levage et de la manutention, et employer 32 000 personnes partout dans le monde.

Ce nouvel épisode de la saga Terex confirme que la marque s’intéresse aujourd’hui davantage aux ponts roulants industriels et à la manutention portuaire qu’aux matériels de chantier. Né en 1970 à partir de l’activité « engins de chantier » de General Motors, l’américain Terex s’est développé par acquisitions successives jusqu’à devenir le numéro quatre mondial du secteur. Mais le conglomérat fut très durement frappé par la crise de 2009. Ron deFeo, l’emblématique P-DG de Terex, commença alors à se désengager du matériel de construction. Il cède tour à tour ses matériels miniers (aujourd’hui aux mains de Caterpillar), puis ses pelles hydrauliques, puis ses finisseurs, puis ses chargeuses, puis ses tombereaux… Parallèlement il achète un fabricant italien de portiques (Fantuzzi) et un fabricant allemand de ponts roulants (Demag). Or ces deux activités forment le cœur de métier de Konecranes.

 

Rationalisation

 

Le Finlandais, qui a enregistré en 2014 un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros, ne s’occupe que de levage industriel et portuaire. Il dispose de 18 usines à travers le monde, dont une en France. Son catalogue de produits renforce considérablement celui de Terex, mais plusieurs doublons se superposent, comme les « Reach Stacker » par exemple, ces gros chariots porte-conteneurs, que Konecranes fabrique en Suède et Terex en France. Connaissant la réputation de Ron deFeo en matière de gestion de coûts, des rationalisations sont à prévoir à court terme… Reste une inconnue : que vont devenir les restes de l’activité « construction » de Terex ? Aucun souci pour les nacelles ni les grues mobiles, les deux fleurons du groupe. Mais quid des quelques minipelles encore fabriquées en Allemagne ou de l’usine de Coventry, en Angleterre, d’où sortent des tractopelles et des motobasculeurs ? La suite au prochain épisode de la saga.

 

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