Industrie/Négoce

Matériels de chantier : Manitou s’en sort bien

Mots clés : Industriels du BTP - Matériel - Equipement de chantier

Le spécialiste des chariots télescopiques réalise un bon premier semestre grâce à ses exportations et sa diversification.

Avec des ventes de chariots télescopiques baissant de 25% en France lors du premier semestre 2015, on pouvait craindre que Manitou ne suive la même pente descendante. Au contraire : le spécialiste français de ce type de matériel affiche un chiffre d’affaires en hausse de 6% sur la période, à 681 millions d’euros.

Cette bonne résilience prouve que l’entreprise d’Ancenis, en Loire Atlantique, est bien devenue un groupe international. Ce sont en effet ses activités américaines qui ont amorti la chute, en progressant de 33% en six mois. La diversification porte également ses fruits puisque les chariots et les nacelles, produits historiques de la marque, n’ont représenté que 60% de l’activité lors du premier semestre 2015, les matériels de terrassement et les services prenant de plus en plus de poids.

« Les territoires de croissance restent localisés sur l’Amérique du Nord et l’Europe du Nord, avec une dynamique cependant moins soutenue que l’an dernier. La France, affectée par le retrait de la construction et la Russie touchée par les tensions politiques et économiques sont les deux pays en fort retrait » confirme Michel Denis, Directeur général de Manitou, qui maintient ses pronostics d’une année 2015 à +6%, soit autour de 1,3 milliard d’euros.

 

Crise des « subprimes »

 

La diversification de Manitou ne s’est pas faite sans heurts. L’idée de racheter les marques américaines Gehl et Mustang porte aujourd’hui ses fruits mais, conclue à prix fort quelques semaines avant l’éclatement de la crise des « subprimes », elle fut d’abord un boulet pour le groupe, plombant ses comptes à mesure que l’immobilier américain plongeait. Elle conduisit à une violente crise de gouvernance, provoquant des mouvements tant au niveau du comité de direction que du conseil d’administration. Il aura fallu attendre le redressement de l’économie américaine pour constater, qu’à moyen terme, cette opération était judicieuse.

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