Entreprises de BTP

Martin Bouygues prépare sa succession en promouvant deux hommes de confiance

Mots clés : Enfance et famille - Entreprise du BTP

Le PDG de Bouygues, Martin Bouygues, 64 ans, a décidé de partager la gouvernance du groupe familial avec Olivier Roussat et Philippe Marien, promus directeurs généraux délégués.

Le patron de Bouygues Telecom Olivier Roussat, un ingénieur au profil opérationnel âgé de 52 ans, ainsi que l’actuel directeur financier Philippe Marien, 60 ans, sont promus directeurs généraux délégués de Bouygues. Cette décision est entérinée à l’unanimité par le conseil d’administration, a annoncé le groupe mercredi 31 août.

« Je suis heureux de prendre cette décision, je n’ai qu’une envie, que ça réussisse : et pour ça, je prends du recul », tout en conservant le titre de PDG, a déclaré Martin Bouygues en marge de la présentation des résultats financiers du deuxième trimestre. « Je travaille depuis 42 ans, je suis chef d’entreprise depuis 35 ans et PDG de Bouygues depuis 27 ans… je dois être l’un des plus anciens PDG du CAC 40. » Sur le ton de la plaisanterie, il a ajouté : « Je peux être PDG et aller à la chasse, je le fais déjà. Je le ferai un peu plus », avant de préciser vouloir passer davantage de temps auprès des clients internationaux de Colas et Bouygues Construction.

Philippe Marien et Olivier Roussat rejoignent ainsi le frère de Martin Bouygues, Olivier, directeur général délégué depuis 2002, tout en conservant leurs fonctions actuelles au sein du groupe actif dans le BTP, l’immobilier, les médias et les télécoms. « Ils auront tous les deux compétence sur l’ensemble du groupe, au même titre que moi », a précisé Martin Bouygues.

 

« Aucune pression » sur la 3e génération

 

Après avoir passé près de trois décennies à la tête de l’empire familial où il avait succédé en 1989 à son père et fondateur du groupe Francis Bouygues, le PDG avait annoncé en avril, lors de l’assemblée générale, préparer activement sa succession. Martin Bouygues, qui aura 65 ans en mai 2017, avait aussi fait entrer au conseil d’administration deux trentenaires issus de la troisième génération, son fils Edward et son neveu Cyril.

« Ils sont au début de leur vie professionnelle et je ne leur mets aucune pression. Il faut qu’ils s’accomplissent et s’épanouissent au sein du groupe, si c’est leur destin. Si ce n’est pas le cas, je l’accepterai », a-t-il déclaré mercredi à leur sujet. « Le népotisme n’est pas une fin en soi. Nous verrons bien », a-t-il plaisanté.

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