Logement

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas qu’on touche aux aides à la pierre

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Gestion et opérations immobilières - Gouvernement - Logement social - Produits et matériaux

Dans une lettre adressée au président François Hollande, la sénatrice PS réclame le maintien « à un haut niveau » des aides de l’Etat finançant la construction de logements HLM.

« L’apport budgétaire de l’Etat, l’argent supplémentaire consacré par la nation aux HLM, est en chute libre », écrit la sénatrice PS, ancienne ministre déléguée au Logement, Marie-Noëlle Lienemann dans une lettre au président de la République rendue publique mardi 22 septembre.

« Nous attendons un message clair de votre part: les aides à la pierre, financées par le budget de l’État, et donc la solidarité nationale, doivent être maintenues à un haut niveau permettant que soit atteint ce qui était prévu dans vos engagements, c’est-à-dire le doublement de ces crédits, soit un milliard d’euros », ajoute la présidente de la Fédération des sociétés coopératives HLM.

François Hollande est attendu jeudi 24 septembre à Montpellier, pour la clôture du 7ème congrès de l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui regroupe 750 bailleurs sociaux. Il s’était engagé lors de la campagne de 2012 « à doubler l’aide à la pierre pour le locatif social dans le budget de l’État », lui rappelle Marie-Noëlle Lienemann.

« C’est pourtant le mouvement inverse qui s’est opéré puisque les autorisations d’engagement sont passées de 500 millions d’euros en 2011 à 400 millions en 2015 (les prévisions de crédits de paiement sont tombées à 171 millions!), s’inquiète la sénatrice.

Marie-Noëlle Lienemann plaide également en faveur d’autres mesures, et notamment une « mobilisation réelle du foncier public » pour assurer la construction de logements, ainsi qu’une « mise en oeuvre effective de la loi SRU« , pour assurer « la mixité sociale partout ». « Trop de collectivités se défaussent, accuse-t-elle, ne se conforment pas aux objectifs fixés, dès la loi du 13 décembre 2000 (SRU, Solidarité et Renouvellement Urbain). Les sanctions sont rares, les procédures dilatoires et des délais complaisants sont trop souvent acceptés par les représentants de l’Etat ».

 

 

 

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