Logement

Marie-Arlette Carlotti pilote une mission sur le relogement des familles bénéficiaires du Dalo

Mots clés :

Politique du logement

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Gouvernement et fonction publique

La ministre du Logement Sylvia Pinel a confié à Marie-Arlette Carlotti une mission pour accélérer le relogement des familles bénéficiaires du droit au logement opposable (Dalo). Par ailleurs présidente du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, la députée des Bouches-du-Rhône vient de rendre un rapport stipulant que près de 60 000 ménages restent encore à reloger à ce jour.

Marie-Arlette Carlotti continue de s’imposer comme la référente du gouvernement en matière de logement à destination des plus démunis. L’ancienne ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion (de 2012 à 2014) s’est vu confier, le 12 janvier, une mission pour accélérer le relogement des familles bénéficiaires du droit au logement opposable (Dalo), par la ministre du Logement et de de l’Égalité des territoires Sylvia Pinel.

Cette mission fait suite au rapport sur le Dalo que Marie-Arlette Carlotti, par ailleurs présidente du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD) depuis août dernier, a remis à la ministre le même jour. Ce bilan chiffré de la mise en oeuvre de la loi Dalo depuis 2008 établit que 82 028 personnes ont été relogées au total à ce jour. « Certaines régions (restent) très tendues », décrit le rapport, qui révèle le nombre de 59 500 ménages restant à reloger, pour la grande majorité dans 17 départements des régions Île-de-France (qui représente à elle seule 57 % des recours Dalo au niveau national en 2014) et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sylvia Pinel a donc demandé à la députée (PS) des Bouches-du-Rhône d’identifier les leviers permettant la mise en oeuvre du plan d’action lancé en octobre 2014 sur le Dalo. Il prévoit notamment d’inciter les partenaires du logement social (collectivités territoriales, bailleurs sociaux, etc.) à se mobiliser pour loger les ménages concernés.

Dans son bilan, Marie-Arlette Carlotti indique que l’Etat a été condamné plus de 25 000 fois depuis 2008 pour ne pas avoir relogé dans les délais fixés par la loi. Cette situation a fait l’objet d’une décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 8 mai 2015.

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