Immobilier

Marchés de bureaux européens : la prudence est de mise

Ralentissement de la croissance, menace planante de récession… Les marchés de bureaux européens ne pouvaient échapper encore longtemps à l’incertitude économique ambiante. Dans son dernier bulletin de conjoncture sur « les marchés de bureaux en région », CB Richard Ellis Group indique que la demande placée sur les principaux marchés d’Europe s’élève à près de 2 millions de m² par trimestre cette année. Soit une baisse de 20 % par rapport à l’an dernier – une année record-, ce qui correspond à un retour au niveau des années 2004 et 2005.
De fortes disparités géographiques demeurent. Excepté Londres où la baisse des volumes commercialisés frôle les 30 % d’un trimestre à l’autre, les experts de CB Richard Ellis se veulent rassurants : « rien n’indique de façon certaine que les principaux pôles financiers sont plus touchés que les autres marchés ». Pour preuve, « dans plusieurs villes, dont Paris et Francfort, la part des transactions effectuées par des sociétés de services financiers a augmenté cette année ». Sans surprises, c’est en Europe Centrale et en Europe de l’Est que la demande est la plus forte, notamment à Moscou, Varsovie ou encore Bucarest. En toute logique, c’est également dans ces villes que les augmentations de loyers les plus importantes ont été enregistrées. D’une manière générale, le ralentissement du secteur n’a que peu d’impact sur les loyers au 2ème trimestre qui persistent à croître au rythme des trois trimestres précédents. Ainsi, selon l’indice de CB Richard Ellis, les loyers ont augmenté de 8,2 % par rapport à la mi-2007.

Rareté d’immeubles de bonne qualité
S’agissant de l’offre, les disponibilités immédiates sont en augmentation pour la première fois depuis 2004. Deux explications à cela : la baisse de la demande et plusieurs livraisons de programmes. Là encore, diverses exceptions viennent confirmer la règle comme à Francfort, Vienne ou Oslo où les taux de vacance sont en baisse.
A Londres et Paris, les taux de vacance ont augmenté, atteignant respectivement 3,6 % et 5,1 %. Des volumes relativement faibles qui devraient toutefois encore progresser avec l’achèvement de projets en cours. Les experts de CB Richard Ellis estiment que l’équilibre entre l’offre et la demande devrait être rapidement trouvé. « Le coût élevé de la construction et les restrictions de crédits devraient limiter le nombre de nouveaux programmes, indiquent-ils. De plus en plus fréquemment, des projets en phase de conception sont réévalués ou repoussés, rendant plus probable à l’avenir la rareté d’immeubles de bonne qualité ».

Julien Beideler

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