Droit immobilier

Marché du logement et révolution numérique : La disruption n’a pas, encore, eu lieu

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Le secteur de l’immobilier n’est pas épargné par la révolution digitale : de nouvelles technologies donnent le la et se renouvellent en permanence, de nouveaux acteurs émergent, de nouveaux business modèles s’imposent en rupture avec les règles établies.

Ces transformations affectent de façon inégale les métiers de l’immobilier. Selon le rapport de Bernard Vorms (président du Conseil national de la transaction et de la gestion immobilière) rédigé avec le concours de France Stratégie sur « La révolution numérique et le marché du logement : nouveaux usages, nouveaux acteurs, nouveaux enjeux », et remis le 23 novembre 2016 à la ministre du Logement, la disruption, n’a pas, ou pas encore eu lieu.

Riposte des professionnels de l’immobilier

Les professionnels n’ont pas connu le sort, peu enviable, des agences de voyages ou des courtiers en valeurs mobilières, car ils ont vite compris tout ce que les technologies numériques pouvaient leur apporter et ils ont fait en sorte d’en tirer parti, à des rythmes divers, en offrant de nouveaux services à leurs clients et en améliorant les relations qu’ils entretiennent avec eux. Par exemple, les principaux syndicats de professionnels associés à de grands réseaux d’agences et de promotion se sont alliés pour créer fin 2015 un site, Bien’ici, et tenter ainsi de faire concurrence aux portails d’annonces qui saturent le marché comme : seloger.com ou le Leboncoin.fr. Par ailleurs, les professionnels se battent pour que les plateformes collaboratives comme Airbnb soient soumises aux mêmes obligations que les agences spécialisées dans la location de courte durée (détention de carte professionnelle, garantie financière, responsabilité civile professionnelle ou formalisme des mandats). Et en effet, l’étau réglementaire se resserre autour des sites collaboratifs : lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative, la commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté le 29 novembre 2016 un amendement obligeant les plateformes à déclarer les revenus de leurs utilisateurs au fisc. 

Rester vigilant

Selon Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du management des services immobiliers, c’est maintenant que se dessine le nouveau paysage. L’enjeu notamment pour les professionnels de la transaction locative est considérable : ils ne détiennent aujourd’hui que la moitié du marché des locations nues et ne gèrent qu’un logement locatif sur trois. L’optimisation des solutions numériques doit leur permettre de faire mieux que résister : assiéger la citadelle du marché de gré à gré. D’ailleurs, d’autres segments de la location sont concernés par cet objectif de reconquête, tel celui des locations saisonnières, perdu par les professionnels. Une plateforme spécialisée, Poplidays, s’est créée pour leur proposer de reprendre la main.

Lire l’intégralité de la tribune d’Henry Buzy-Cazaux sur Ubérisation et immobilier locatif dans le numéro de novembre-décembre 2016 d’Opérations Immobilières : http://boutique.lemoniteur.fr/operations-immobilieres-1an-papier.html

 

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