Aménagement

Marc Antoine Jamet , maire de Val-de-Reuil et Philippe Madec architecte-urbaniste racontent le projet d’éco-village des Noés à Val-de-Reuil

Le 14 juin, dans le cadre des Défis de ville organisés à la Cité de l’architecture et du patrimoine, et dont Le Moniteur est partenaire, Marc Antoine Jamet , maire de Val-de-Reuil rencontrait Philippe Madec architecte-urbaniste pour évoquer l’éco-village des Noés qui fait partie d’une vaste opération de renouvellement urbain.

Val-de-Reuil est la dernière née des villes nouvelles françaises, planifiée dans les années 1960 et destinée à accueillir une population de 140 000 habitants sur 4 400 hectares. Projet de l’Atelier de Montrouge, la ville, édifiée sur 21 km2, compte aujourd’hui 15 000 habitants. Une opération de renouvellement urbain permet d’affronter des difficultés économiques et sociales, d’engager la réhabilitation de 4 000 logements et des espaces publics sur dalle. Des services et du commerce de proximité y ont récemment fait leur réapparition.

Grâce au dynamisme de Marc-Antoine Jamet, ce sont  60.000 m2 de surfaces industrielles qui ont été construits ces dernières années. Les emplois ainsi générés, principalement dans le secteur pharmaceutique, créent un besoin de logements diversifiés. Par ailleurs, la municipalité s’est lancée depuis plusieurs années dans un développement éco-responsable.

L’éco-village des Noés, projet de l’atelier Philippe Madec associé à l’entreprise Quille, participe de cette volonté d’un urbanisme durable. Situé sur les berges de l’Eure, le projet de cent logements passifs ou zéro énergie, pour le compte du bailleur social Siloge, s’organise en trois hameaux. L’implantation du bâti est pensée à partir des cheminements préexistants et de la présence de la rivière.
Pour gérer les crues et l’inondabilité du site, un bras de dérivation de l’Eure, un secteur horticole et un parc sur berges seront créés. Quant au bâti, si la solution définitive n’est pas encore arrêtée, il sera « décollé » du sol.

Pour autant, la durabilité ne réside pas seulement dans l’attention à la géographie et aux caractéristiques environnementales. Le programme et le processus qui se mettent en place sont fondés sur les principes du One Planet Living (WWF). Ce ne sont donc pas seulement les services et équipements prévus qui font la différence (crèches, maison commune, magasin bio, halle, autopartage, jardins familiaux bio, etc.), mais le mode de gestion lui-même, élément à part entière du projet urbain. C’est une coopérative spécialiste de l’horticulture bio et active dans la réinsertion sociale, qui permettra aux produits cultivés d’être commercialisés sur place.
C’en est une autre qui sera garante du bon fonctionnement de la maison commune, qui gèrera le matériel destiné à l’entretien des jardins.

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