Etat et collectivités

Manuel Valls signe trois contrats de ville en Ariège

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gouvernement - Politique de la ville

Le Premier ministre a signé en Ariège trois contrats de ville avec Foix, Pamiers, Saint-Girons avec les maires et le président de la région Martin Malvy.

La signature, le 11 septembre dernier, de trois contrats de villes en Ariège par le Premier ministre, n’a rien d’un hasard. Il s’agit de l’aboutissement concret d’un an de négociation dans les territoires ruraux. De fait, ils font désormais partie, comme les quartiers urbains, de la nouvelle carte de la politique de la ville qui a retenu en 2014 près de 1 300 quartiers «cibles» en métropole. A dater du 1er janvier 2015, ces zones sont devenues éligibles à la politique de la ville et 100 nouvelles communes y ont fait alors leur apparition, notamment des villes moyennes en secteur rural. Pour le Sud-Ouest sont ainsi apparues Privas (Ardèche), Foix et Pamiers (Ariège), Guéret (Creuse), Uzès (Gard), Auch (Gers), Dax (Landes), Villeneuve-sur-Lot et Marmande (Lot-et-Garonne), etc.

Le Premier ministre Manuel Valls est venu accompagné de Patrick Kanner, ministre de la Ville, et de Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité pour signer les contrats de ville des communautés de communes de Foix, Pamiers, Saint-Girons. Après une visite d’entreprise à Pamiers, le Premier ministre a signé les contrats à la Préfecture de Foix avec élus locaux, Martin Malvy, président de région, et Henri Nayrou, président du conseil départemental de l’Ariège.

Son message se veut optimiste: «la visite ce matin à Pamiers de l’entreprise de peinture Maestria, la signature des contrats de ville avec Foix, Pamiers et Saint-Girons et leurs intercommunalités me rendent optimiste. Je veux vous dire que l’Etat ne vous oublie pas. La solidarité nationale est une nécessité». En rappelant aux élus qu’il s’agit maintenant pour eux de s’emparer les outils mis en place et d’en faire le meilleur usage: «avec les contrats de ville, le désenclavement, et avec ce que nous faisons pour les entreprises aux côtés de la région (crédit impôt recherche, CICE), les mesures que nous prenons avec Sylvia Pinel pour soutenir les centres bourgs et les territoires ruraux. Notre pays doit compter sur ces territoires».

 

Une première pour les territoires ruraux

 

Quelle est la réaction des maires ? Pour Norbert Meler, maire de Foix, qui l’explique aux médias locaux: «je remercie le Premier ministre, car s’agissant de rénovation urbaine, c’est la première fois qu’un gouvernement s’intéresse au secteur rural et aux communautés de communes. C’est aussi une reconnaissance pour les élus municipaux qui irriguent le territoire. Ce qui nous manquait, c’était un levier financier important pour le logement, le stationnement, le développement économique de la ville préfecture. Avec le contrat de ville, l’engagement de l’Anru, nous avons bon espoir de prendre en charge quelques îlots en centre-ville et continuer à restaurer places et espaces publics, pour que l’activité qui repose sur le commerce et l’artisanat puisse trouver un nouveau souffle».

Pour le maire de Saint-Girons, François Murillo, «ce contrat signé avec 95 communes ariégeoises représente la concrétisation d’un an de travail avec les associations, les acteurs économiques, l’Etat, les partenaires comme la Chambre des métiers, la CCI, l’ARS dans le domaine de la santé, les citoyens. On va pouvoir enfin se mettre au travail opérationnel notamment sur l’urbanisme et l’action économique. C’est une démarche de tous les habitants de Saint-Girons».

Enfin, il faut parler chiffres et donner la mesure de ces contrats, comme le souligne André Trigano, maire de Pamiers: «nous y avons beaucoup travaillé, cela va nous aider à accélérer l’aménagement de la ville de Pamiers que nous avons lancé en 2014. Cela va apporter un plus budgétaire qui nous permettra de faire vivre le centre-ville plus rapidement et le redynamiser. Si nous mettons sur le marché 10 millions de travaux sur 2016-2017, cela va créer beaucoup d’emplois, et nous demandons à l’administration d’accélérer les dossiers pour faire du concret. Pamiers reste la plus grande ville de l’Ariège et doit affirmer sa vocation industrielle et commerciale».

Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées, a rappelé que la Région est cosignataire de 18 contrats de ville, dont trois pour le département de l’Ariège: «ces quartiers défavorisés ne sont pas toujours en banlieue, mais souvent dans les cœurs des villes voire à la campagne. Les contrats que nous signons aujourd’hui sont essentiels pour revaloriser les quartiers ciblés, notamment le centre ancien à Foix, le centre ancien-La Gloriette à Pamiers, ainsi que le cœur de ville à Saint-Girons».

Concrètement, la Région va consacrer 10% de ses crédits Feder FSE 2014-2020 à la politique de la ville. Quant au Contrat de plan Etat-Région 2015-2020 «au titre du volet territorial CPER, la Région a inscrit une enveloppe de 93,8 millions d’euros. Et concernant les fonds européens, j’ai souhaité que la Région mobilise 10 % des crédits Feder sur la politique de la Ville, c’est-à-dire deux fois plus que ce que demandait la commission européenne. Sur ce point, nous nous sommes d’ailleurs mis d’accord avec Languedoc-Roussillon, pour harmoniser nos procédures en vue de la future Grande Région qui verra le jour en janvier prochain» a conclu Martin Malvy.

 

Chiffres-clés

La nouvelle carte de la géographie prioritaire de la politique de la ville comprend 1300 quartiers en métropole, qualifiés de «territoires cibles», ils succèdent aux 751 zones urbaines sensibles (ZUS) – comprenant elles-mêmes 416 zones de redynamisation urbaine (ZRU) et 100 zones franches urbaines (ZFU) –, aux 2 492 quartiers sous contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) et aux 594 disposants d’une convention de rénovation urbaine.

– 702 communes sont concernées dont une centaine de communes nouvelles: Villers-Cotterêts (Aisne), Privas (Ardèche), Foix, Pamiers (Ariège), Gardanne (Bouches-du-Rhône), Guéret (Creuse), Sochaux (Doubs), Uzès (Gard), Auch (Gers), Issoudun (Indre), Dax (Landes), Villeneuve-sur-Lot, Marmande (Lot-et-Garonne), Le Bourget (Seine-Saint-Denis), Joigny (Yonne).

– l’enveloppe de chaque contrat se déterminera au fil des projets, on se situe pour les trois villes ariégeoises sur une dizaine de millions d’euros.

– l’enveloppe générale de la politique de la ville est de l’ordre de 3,5 milliards d’euros.

 

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