Energie

Mallemort expérimente un nouveau type de serre photovoltaïque

Mots clés : Energie renouvelable - Établissements industriels, agricoles, ICPE

Producteur d’énergie solaire et éolienne basée à côté d’Aix-en-Provence, Ténergie a inauguré, ce 25 octobre à Mallemort dans les Bouches-du-Rhône, une serre photovoltaïque de 33 000 m2. Cette réalisation, qui a mobilisé un investissement de 4 millions d’euros, s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise de limiter l’impact sur l’environnement des installations et de développer les énergies renouvelables.

Ténergie a inauguré, le 25 octobre 2017, une serre photovoltaïque de nouvelle génération qui couvre 33 000 m2 d’une exploitation de Mallemort (Bouches-du-Rhône). Sans affecter la destination des terres agricoles, cette réalisation propose des performances d’ensoleillement et de confort d’exploitation utiles à l’agriculteur. La structure se compose d’une toiture à redans en polycarbonate ondulé fixé sur une armature métallique. Ce matériau diffuse une lumière uniforme et évite les pans d’ombre sur les plantations. Les panneaux solaires sont posés sur les versants de la couverture exposée au sud, tandis que les faces au nord sont laissées libres. L’entreprise a assuré la conception et la construction de l’ouvrage. Elle se charge aussi de son exploitation.

Première à être inaugurée, la serre est une des cinq déjà réalisées ou en cours de construction par Ténergie en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et en Occitanie. Basée à Meyreuil, à côté d’Aix-en-Provence, la société veut profiter du potentiel solaire insuffisamment exploité, notamment en région Paca: «Elle dispose d’un avantage compétitif majeur avec un taux d’ensoleillement des plus élevés d’Europe, mais son alimentation électrique dépend à 56% de l’importation d’énergie depuis le réseau national», regrette le directeur général de Ténergie, Pascal Pénicaud.

 

Libérer du foncier

 

Présente tout autour de la Méditerranée, l’entreprise voudrait compter sur un portage politique fort pour accélérer le développement de ce type de réalisations: «Nous passons du temps à convaincre les décideurs de libérer du foncier dans une région où il est rare, explique le directeur. Nous développons notre activité via le bouche-à-oreille, mais nous allons aussi à la rencontre des organisations agricoles et des collectivités». Ténergie doit notamment lutter contre la mauvaise réputation des serres photovoltaïques qui par le passé ont été installées sans se soucier du respect des terres agricoles.

S’il n’est plus désormais question de poser des installations sur les terres cultivables, le secteur agricole demeure décisif pour l’entreprise, du fait des superficies importantes qu’il occupe et de ses besoins en serres ou hangars. «La baisse du coût de rachat de l’électricité produite via les panneaux photovoltaïques ne permet plus de rémunérer les agriculteurs qui acceptent que l’on installe nos panneaux sur leurs exploitations, poursuit Nicolas Jeuffrain, cofondateur de Ténergie. Les serres que nous proposons doivent donc avoir une valeur ajoutée réelle pour l’exploitant». La société pose ses installations sur des surfaces minimales de 800 m3. A Mallemort, elle a porté seule l’investissement de 4 millions d’euros nécessaire à la construction de la serre. En contrepartie, l’entreprise vend à EDF la totalité de la production, soit 3,1 GWh/an. Ce contrat générera un chiffre d’affaires annuel de 350 000 euros. Le retour sur investissement est attendu sur onze ans.

 

Viser toutes les surfaces

 

Outre les serres pour des exploitations agricoles qui représentent 10 à 15% du chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2017, Ténergie veut équiper les zones d’activités commerciale et industrielle. Elle cible ainsi les parkings et les bâtiments déjà existants ou des terrains qui ont déjà un autre usage. «La rénovation du patrimoine et la baisse de leurs charges d’exploitation grâce aux revenus énergétiques favorisent le développement des territoires», rappelle Pascal Pénicaud, directeur général de Ténergie.

Avec 350 installations et 250 MWc produits chaque année en Occitanie et en Paca, la PME contribue à la fiscalité locale à hauteur de 2 millions d’euros par an. Elle doit réaliser 100 MWc supplémentaires en Paca en 2018. Elle se développe aussi à l’international. D’ici à fin 2017, elle aura en Italie une dizaine de centrales pour 20 MW. Et elle est en phase d’étude en Espagne.

 

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