Industrie/Négoce

Malgré un 2e trimestre morose, Rexel réaffirme ses objectifs de croissance pour 2016

Impactée par un effet de change négatif, l’activité du groupe est en baisse de 2,2% au 2e trimestre 2016. En France, le distributeur stabilise ses ventes. Dans ce contexte, Rexel a déclaré vendredi 29 juillet que ses objectifs financiers annuels demeuraient inchangés.

Avec le départ forcé, le mois dernier, de Rudy Provoost ex- PDG du groupe, nul ne s’attendait ce que tous les signaux financiers de Rexel soient au vert au 2e trimestre 2016. A raison. Publiés ce matin, les résultats du distributeur font état d’une légère croissance organique (+0,1%), soutenue par un fort effet calendaire de 2,4%, mais d’une baisse de 2,2% en données comparables et à  nombre de jours constants. Un recul qui s’explique entre autres par un effet de change négatif de 94,9 M€ (dépréciations des dollars US et canadien, ainsi que de la livre sterling contre l’euro), que ne compense pas l’effet positif net de périmètre de consolidation de 19,4M€ lié aux récentes acquisitions (Sofinther en France, Electro-Industrie en Acoustiek en Belgique, Zhonghao Technology en Chine et Brohl & Appell aux Etats-Unis) et aux cessions (Pologne, Slovaquie et Pays baltes).

C’est en Europe que le groupe résiste le mieux. Dans cette zone, les ventes progressent de 1,5% en données publiées, incluant un effet positif net de périmètre de 5 M€ et un effet de change négatif de 34,7M€ (principalement dû à la dépréciation de la livre sterling contre l’euro). En données comparables et à nombre de jours constant, les ventes reculent de 0,9% et progressent de 0,7% hors effet négatif du cuivre.

·         En France (36% des ventes de la région), les résultats sont bons et la reprise semble se confirmer. En effet, les ventes sont stables, avec une base de comparaison plus difficile au T2 (-0,3% au T2 2015) qu’elle ne l’était au T1 (-3,6% au T1 2015) et alors que les inondations ont eu un impact négatif en mai sur l’activité de certaines régions ;

·         Au Royaume-Uni en revanche, (14% des ventes de la région), l’activité recule de 6,4% en données comparables et à nombre de jours constant, en raison d’une baisse des ventes d’équipements photovoltaïques et de projets retardés liés à l’incertitude précédant le vote relatif au Brexit. En excluant la baisse de 80% des ventes d’équipements photovoltaïques, les ventes baissent de 3,2% ;

·         En Allemagne, les ventes chutent de 2% effet cuivre inclus mais progressent de 2,1% hors cet effet ;

En Amérique du Nord (34% des ventes du groupe), l’activité recule de 6,3% en données publiées, impactée par un effet de change négatif de 37,9 M ; elle baisse de 4,2% en données comparables et à nombre de jours constants. « Depuis le début de l’année, la chute des ventes à l’industrie pétrolière et gazière, par rapport à l’année dernière, a continué d’affecter les ventes mais elle s’est graduellement réduite (-21% par rapport à T2 2015) », indique le groupe. 

En Asie-Pacifique, Rexel connaît une situation similaire : les ventes diminuent de 6,1% en données publiées (effet de change négatif de 22,3M€) et de 3,2% à données comparables.

 

Côté rentabilité, la marge d’EBITA ajusté s’améliore au 2e trimestre, à 4,5% des ventes, grâce à une croissance de la marge commerciale (à 24,2% des ventes) et à une réduction des frais administratifs et commerciaux en Amérique du Nord.  En conséquence, l’EBITA ajusté du trimestre s’établit à 150,4M€ (vs. 148,7M€ au T2 2015), en hausse de 1,1% et de cinq points de base par rapport à l’année dernière, à 4,5% des ventes. Sur le premier semestre, il reste toutefois en baisse de 2,7% et de huit points de base par rapport à l’année dernière, à 4,2% des ventes (pour mémoire, la marge d’EBITA ajusté au T1 était en baisse de 20 points de base par rapport à l’année dernière, à 3,9% des ventes).

Enfin, le résultat net récurrent au 1Er semestre est en hausse de 0,5% à 134 M€, et la dette nette au 30 juin s’établit à 2 380,2M€, en baisse de 115,4M€ par rapport aux 2 495,6M€ de dette nette à la fin mars.

En ce qui concerne la seconde partie de l’année, « des effets contraires sont attendus », précise Rexel. Certains éléments devraient favoriser cette période en comparaison de la première : « L’activité en France devrait bénéficier progressivement des premiers effets positifs de la reprise de la construction, l’effet négatif de la chute des ventes à l’industrie pétrolière et gazière (environ 8% des ventes en Amérique du Nord) devrait continuer à se réduire, et l’effet du cuivre devrait commencer à être moins négatif, notamment au T4 ». En revanche, « les conséquences du Brexit sur l’activité au Royaume-Uni sont encore difficiles à estimer, et l’incertitude  [plane] quant aux niveaux d’activité industrielle en Amérique du Nord et en Chine ».

En conséquence, les objectifs financiers annuels 2016 de Rexel demeurent inchangés : une croissance organique des ventes en données comparables et à nombre de jours constant comprise entre -3% et +1%, une marge d’EBITA ajusté comprise entre 4,1% et 4,5%,  ainsi qu’une génération solide de free cash-flow comprise entre 70% et 80% de l’EBITDA, avant intérêts et impôts, et comprise entre 35% et 45% de l’EBITDA, après intérêts et impôts.

 

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