Immobilier

Malgré les incertitudes post-Brexit, l’immobilier de bureaux francilien se porte bien

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

L’immobilier de bureaux en Ile-de-France a attiré 6,4 milliards d’euros au premier semestre, un montant en hausse de 11% sur un an, de bons résultats dans un contexte européen de « forte incertitude post-Brexit », selon une étude.

Dans la région-capitale, les ventes et locations de bureaux (« demande placée ») ont porté sur 1 139 200 m² de janvier à juin, un volume en hausse de 20% par rapport au premier semestre 2015, qui ont représenté 6,4 milliards d’euros d’investissements, selon l’enquête trimestrielle publiée jeudi 7 juillet par le groupement d’intérêt économique Immostat, qui réunit les sociétés de conseil en immobilier d’entreprises BNP Paribas Real Estate, CBRE, Cushman and Wakefield (ex DTZ) et Jones Lang LaSalle. Après un premier trimestre morose le deuxième trimestre a marqué un bond de 105% sur un an, à 4 milliards d’euros.

« Dans un contexte de forte incertitude post-Brexit marqué au niveau européen par un net ralentissement des investissements, la France se démarque par ses bons résultats », commente Nicolas Verdillon, directeur des marchés de capitaux chez CBRE. « Après un début 2016 calme, le marché a, comme attendu, accéléré, avec notamment les premières très grosses signatures de l’année », observe-t-il. « Et l’été s’annonce par ailleurs très actif ».

Cette performance de l’immobilier de bureaux francilien est toutefois « à relativiser, compte tenu de la faible activité l’an passé », nuance de son côté Richard Malle, directeur de la recherche France chez BNP Paribas Real Estate.

 

Taux de vacance en baisse

 

Le taux de vacance des bureaux en région parisienne enregistre « une baisse significative » au 1er juillet, atteignant 7,1% contre 7,6% un an auparavant. « Le recul le plus notable de l’offre s’observe à La Défense, avec un taux de disponibilité qui atteint désormais 8,3% », tandis que le taux de vacance « faiblit encore dans Paris (3,9%), laissant entrevoir de nouvelles progressions de loyers, en particulier dans le quartier central des affaires » (entre les IIe, VIIIe et IXe arrondissements), souligne BNP Paribas Real Estate.

Les mesures d’accompagnement, les ristournes consenties au locataire par le bailleur, sous forme de franchise de loyers et/ou prise en charge de travaux, sont restées « soutenues » au premier semestre, s’élevant à 21% en moyenne sur l’ensemble de l’Île-de-France.

Les immeubles de bureaux en chantier dont la livraison est prévue sur l’année en cours représentent « de très faibles volumes » (64 000 m2), ce qui « permet d’anticiper de nouvelles baisses de l’offre d’ici la fin d’année », estime M. Malle.

BNP Paribas Real Estate table, « suite au référendum britannique du 23 juin » qui a vu la majorité des électeurs britanniques se prononcer pour une sortie de l’Union Européenne, sur un PIB de la zone euro en croissance de 1,4% en 2016, contre 1,5% anticipé auparavant, et de 0,9% (contre 1,3%) en 2017.

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