Economie

Malgré la crise, les marchés de la performance énergétique ont progressé de 10% ces dix dernières années

Mots clés : Efficacité énergétique - Energie renouvelable - Monde du Travail - Réglementation thermique et énergétique

L’Ademe a publié le 22 juin son état des lieux des marchés et des emplois relatifs à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables pour la période 2006-2014. Sur la période, le marché du Bâtiment est le seul a n’avoir pas connu d’évolution négative.

Depuis 2008, l’Ademe dresse régulièrement un état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables en France. L’étude sur la période 2006-2014, publiée le 22 juin, s’intéresse à une trentaine de segments de marchés : travaux de rénovation énergétique dans les logements existants, diffusion des équipements domestiques énergétiquement performants, développement des infrastructures de transports collectifs, fabrication et distribution de véhicules particuliers (classe A, hybrides, électriques), équipements et installations destinées à produire des énergies renouvelables (EnR)….

Les marchés suivis par l’étude ont alterné phases de développement et de ralentissement sur l’ensemble de la période 2006-2014, marquée par la crise de 2008. Ce schéma en dents de scie est cependant marqué par une constante : en augmentation de + 940 M€ en moyenne annuelle sur 2006-2014, « les marchés du bâtiment restent les seuls à ne jamais connaître d’évolution négative sur la période », note l’étude.

Ainsi, les marchés de l’amélioration énergétique du logement existant semblent avoir renoué avec la croissance (+6 % entre 2013 et 2014), et ce, malgré une stagnation en 2014 du recours aux aides comme le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et l’Éco-PTZ. Cette évolution s’inscrit dans la ligne de celle des travaux d’entretien-amélioration du logement en progression de + 3,5% en 2014.

Le nombre d’emplois dans les activités liées aux marchés étudiés serait lui passé de 180.000 à 290.000 entre 2006 et 2014, l’essentiel de la progression ayant eu lieu entre 2006 et 2010. Si, de 2006-2010, cette croissance des emplois avait essentiellement profité au secteur du BTP (+ 66 000 emplois dans l’installation des équipements, les travaux sur le bâti et la réalisation des infrastructures de transports), l’augmentation des emploisentre 2006 et 2014 s’explique principalement par la croissance des emplois de fabrication des équipements (+ 13 000 emplois).

 

Et maintenant ?

 

Pour l’Ademe, l’année 2015 pourrait bien avoir marqué « le retour d’une période de développement de l’ensemble des marchés suivis par l’étude ». « L’Accord de Paris signé fin 2015 lors de la COP 21 et les objectifs de long terme inscrits dans la loi pour la transition énergétique et la croissance verte (LTECV) fixent un cap ambitieux pour les différentes filières de la transition « bas-carbone » », juge l’étude.

Dans le domaine de l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le bâtiment, on estime à 288.000 le nombre d’opérations de rénovation performante et très performante achevées en 2014 dans le parc de logements privés. En ce qui concerne le logement social, l’Union sociale de l’habitat évalue les réhabilitations thermiques engagées permettant un changement d’étiquette énergie à environ 80 000 en 2013 et à plus de 105 000 en  2014. La LTECV, au travers du Plan de rénovation énergétique de l’habitat, fixe des objectifs ambitieux : 500.000 rénovations lourdes par an d’ici à 2017, dont 380.000 logements privés et 120.000 logements sociaux. L’Ademe compte sur les mesures d’accompagnement prévues dans la loi telles que : « la mise en place des plateformes régionales de la rénovation énergétique, le nouveau crédit d’impôt (CITE) dont les conditions d’obtention sont assouplies (suppression des bouquets  de travaux, taux unique à 30 %…), la relance de l’éco- PTZ, l’autorisation de tiers financement,  le « prêt avance mutation » et l’ « embarquement » des travaux de rénovation énergétique à l’occasion de travaux de rénovation », pour dynamiser encore ces marchés.

 

 

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