Transport et infrastructures

Lyon-Turin : les 5 choses à savoir sur le lancement des appels d’offres du tunnel

Mots clés : Maîtrise d'ouvrage - Ouvrage d'art - PME - Réglementation

Le tunnel ferroviaire du Lyon-Turin entre dans sa phase construction. Telt, le maître d’ouvrage, a dévoilé à Lyon, ce 21 juin, 81 appels d’offres pour un montant de 5,5 milliards d’euros aux entreprises. PME, ETI, grands groupes français et internationaux avaient fait le déplacement, pour découvrir les spécificités de ces marchés. Tous ou presque seront lancés d’ici à la fin de l’année 2019.

 

L’amphithéâtre du conseil régional Auvergne-Rhône Alpes, à Lyon, était plein à craquer ce 21 juin. Il faut dire que l’assistance de plus de 400 personnes, représentants des PME, de grands groupes français mais aussi anglais, espagnols, américains ou encore allemands, attendaient ce moment avec impatience.

Car le Tunnel euralpin Lyon-Turin (Telt), société maître d’ouvrage du tunnel ferroviaire de 57,5 km, les a réunis pour lever le voile sur 81 appels d’offres de la phase réalisation de ce grand projet . Parmi ces marchés d’un montant total de 5,5 milliards d’euros, 69 seront lancés avant la fin de l’année 2019, dont la moitié d’ici à début 2018. Avec quelques spécificités à noter.

 

1. Des enjeux européens, nationaux et locaux

 

La première tient dans les enjeux de ce chantier « hors norme ». Tous les acteurs intervenant à la tribune les ont bien rappelés, d’Hubert du Mesnil (président du Telt) à Etienne Blanc (vice-président de la région Auvergne-Rhône Alpes), en passant par Jean-Marc Cornut (président de la FRTP Rhône-Alpes). « Car nous ne sommes pas les serviteurs du lobby du BTP », affirme Louis Besson, président de la commission intergouvernementale de la liaison Lyon-Turin. Comme pour faire taire les oppositions et le « scepticisme » persistant sur ce projet.

La ligne Lyon-Turin devrait avoir un impact important à l’échelle européenne. « Elle constitue le chaînon manquant du corridor méditerranéen, allant de la péninsule ibérique à l’Europe centrale, rappelle Etienne Blanc. 17% du PIB européen sera impacté par...

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