Transport et infrastructures

Lyon-Saint-Etienne : le financement de l’A45 est bouclé

Mots clés : Etat et collectivités locales - Réseau routier

Le projet de seconde autoroute entre Lyon et Saint-Étienne, vieux serpent de mer, pourrait finalement voir le jour, l’Etat et les collectivités ayant bouclé jeudi 30 juin son financement. Mais les opposants n’ont pas dit leur dernier mot.

Pour doubler l’A47 entre Givors, au sud de Lyon, et Saint-Étienne, une 2×2 voies au tracé sinueux qui emprunte la vallée industrielle du Gier, souvent saturé et réputé dangereux, l’idée est née dans les années 90 de construire une nouvelle autoroute de 45 kilomètres, passant juste un peu plus au nord, pour rejoindre Lyon par le sud-ouest.

Un projet qui a pris son temps pour éclore : alors qu’il avait été déclaré d’utilité publique en 2008, il a fallu attendre avril dernier  pour que le gouvernement désigne Vinci pour construire et exploiter la future autoroute A 45, avec pour objectif une entrée en service en 2022.

 

Un financement bouclé

 

Trois mois plus tard, le financement de la construction de cette nouvelle autoroute, évaluée à environ 1,2 milliard d’euros, réparti entre Vinci (pour un tiers) et l’État et les collectivités locales (pour deux tiers, soit 790 millions de fonds publics), est en passe d’être bouclé. L’Etat a validé sa participation (395 millions), le département de la Loire l’a fait lundi 27 juin (131 millions) et l’agglomération de Saint-Étienne (131 millions) a fait de même jeudi 30.

« Ce soir, le vote a été très clair et très net, puisqu’avec 75 % d’avis favorables, une très large majorité s’est dégagée (…) C’est une grande satisfaction pour notre territoire », a déclaré  dans un communiqué le président LR de l’agglomération et maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau.

Reste maintenant aux élus régionaux de voter, le 7 juillet, l’engagement pris par leur président, Laurent Wauquiez (LR), de mettre lui aussi 131 millions sur la table.

 

Opposition

 

Une bonne nouvelle  pour les chefs d’entreprises, le conseil départemental de la Loire et la ville de Saint-Étienne qui estiment qu’une nouvelle autoroute désenclaverait la ville et espèrent que la région profiterait des importantes retombées économiques et sociales d’un tel chantier.

Mais quelque 110 communes concernées par le passage de cette nouvelle voie, des riverains et des agriculteurs s’élèvent contre un projet qu’ils jugent coûteux pour les usagers et les finances publiques, néfaste en termes d’environnement et qui va détruire 500 hectares de terres agricoles dont de nombreux vergers des coteaux du Jarez.

Les opposants promettent des recours contre le projet. Et ils militent pour un réaménagement de l’autoroute existante (pour un coût dont l’estimation varie de 227 millions à un milliard d’euros). Ils plaident également pour la mise en place d’une ligne de type RER entre Lyon et Saint-Étienne, qui est aujourd’hui l’une des liaisons TER les plus empruntées de France avec 20.000 passagers et 120 trains par jour.

 

 

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