Urbanisme et aménagement

Londres et Pékin : la problématique d’habiter l’espace souterrain n’est pas la même

Mots clés : Bâtiments d’habitation - Droit de l'urbanisme

A Londres et dans sa banlieue, faute de pouvoir construire en hauteur en raison des règles strictes imposées par les organes de conservation du patrimoine immobilier, de riches résidents optent pour creuser en sous-sol. Alors qu’à Pékin on estime qu’un million de personnes vivent dans d’anciens abris antiaériens souterrains sans aucun confort à cause du prix du logement.

Depuis la crise immobilière de 2008, les quartiers de Westminster, Chelsea et Kensington connaissent une forte augmentation de la réalisation de grands espaces sous des maisons de prestige. Souvent, ces nouveaux espaces accueillent une luxueuse piscine en marbre, un home-cinéma ou encore un garage pour voitures de collection. Surfant sur ce marché, des cabinets d’architecture et des entreprises de construction se sont spécialisés dans la création et l’aménagement de ces maisons iceberg. En 2013, la mairie de Kensington & Chelsea a reçu 450 demandes pour ce type d’extensions contre une vingtaine il y a dix ans. Mais les problèmes surgissent souvent avec les autres riverains qui doivent subir les nuisances et désagréments dus aux chantiers : bruit, limitation de parking, fermeture de rues, poussière et effondrement ou fissure.
A Pékin, ceux que l’on nomme la tribu des rats se dénombre à 1 million d’habitants. Un marché énorme existe pour les logements en sous-sol qui sont loués pour la moitié du prix d’unités comparables en surface. Ce patrimoine immobilier plus que sommaire, sans lumière naturelle ni équipement sanitaire individuel est un héritage de l’époque de Mao, qui avait lancé un programme de réalisation de  20 000 abris antiaériens souterrains. En 1996, la loi a autorisé leur utilisation à des fins commerciales et financières. La plupart des résidents sont des jeunes, arrivés à la capitale pour tenter leur chance et trouver du travail. Certains y vivent en couple, avec leurs parents ou beaux-parents tandis que d’autres cohabitent parfois jusqu’à 9 dans 28 m2. Leur choix est dicté par la proximité avec leur lieu de travail et le souci perpétuel d’économiser coûte que coûte au maximum sur leurs faibles revenus.

 

Sources : »Deep concerns: the trouble with basement conversions » – The Guardian – 18/08/2014 – Article en anglais

             « The Rat Tribe of Beijing – Under the streets, a hidden warren of rooms for the thrifty » – 24/01/2015 – Article en anglais

 


« Cet insolite a été sélectionné par le service documentation du Moniteur. Extrait de la presse internationale, il est restitué en l’état. »

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