Immobilier

Logements neufs : un marché dynamique malgré des signes d’attentisme

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Marché de l'immobilier - Politique du logement

Les réservations de logements continuent d’augmenter au 1er semestre 2017 à 75 180 unités (+5,3% sur un an). Toutefois, le nombre de logements réservés au 2e trimestre a reculé de 1,1%. Pour la FPI, cet essoufflement est lié à un contexte d’incertitude sur le maintien de dispositifs fiscaux. 

« Nous assistons à une tendance haussière. Le secteur sort progressivement de la crise », lance Alexandra François-Cuxac, présidente de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI), lors de la présentation des résultats du secteur, ce 7 septembre 2017. Avec 75 180 réservations au total (logements au détail, logements en blocs et résidences services) au 1er semestre 2017, les professionnels ont enregistré une hausse de 5,3% par rapport à l’année précédente. Au cours des 12 derniers mois, cette augmentation de l’activité atteint 12,4%, avec 152 834 unités. Même évolution du côté des mises en vente avec une progression de 5,5% sur la même période (111 605 lancements commerciaux actés). « Grâce à une croissance démographique et un attachement des ménages français à la pierre, nous avons observé un marché dynamique », analyse Alexandra François-Cuxac.  

Toutefois, le nombre de logements réservés au 2e trimestre 2017 a reculé de 1,1% sur un an, avec 40 121 logements vendus au détail, en bloc ou en résidences gérées. Cette baisse intervient après 10 trimestres de hausse consécutifs, note la FPI. Le phénomène est plus marqué sur les seules ventes au détail (-4,2%), avec un impact sur le marché de l’accession à la propriété (-6,4%) et de la vente aux investisseurs (-2,2%). Ce fléchissement est compensé par une hausse des ventes en bloc de 28,3% au cours du 2e trimestre (6650). Un résultat qui permet de compenser la baisse globale des ventes.

 

Inquiétudes sur les dispositifs Pinel et PTZ

 

« Cette baisse des réservations est due au fait que les investisseurs sont dans l’attente », remarque la présidente de la FPI. Une expectative liée à l’incertitude du maintien du dispositif Pinel, qui favorise l’investissement locatif, et du prêt à taux zéro (PTZ), mais aussi le flou autour du futur impôt sur la fortune immobilière. « L’investissement locatif reste la clé de voûte de l’immobilier. Si nous devions connaître une disparition ou une modification du dispositif Pinel trois mois avant la fin, cela provoquerait une chute des ventes brutale », avertit Alexandra François-Cuxac. Autre impact envisagé : celui sur le démarrage des programmes. « Si l’investissement locatif est menacé, cela aura une incidence sur la viabilité de certaines opérations, et par conséquent, l’accession et le logement social seront touchés », continue la présidente de la FPI.

Malgré ce contexte marqué par le doute, les professionnels ont enregistré une hausse des mises en vente de 7% sur un an, atteignant 65 928. La dynamique est d’autant plus forte au 2e trimestre avec une augmentation de 7,5% par rapport à l’année précédente, passant à 37 387 mises en ventes. L’offre commerciale augmente quant à elle sensiblement en volume (+4% entre janvier 2016 et juin 2017) et atteint 99 495 logements. Les délais d’écoulement passent de 9 mois au 1er trimestre 2017 à 9,9 mois en juin. 

Concernant les mises en chantiers, les professionnels ont enregistré une progression de 14,5% entre août 2016 et juillet 2017, pour s’établir à 402 500.

 

Focus

Un combat contre les recours abusifs

Côté permis de construire, la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) a fait de la lutte contre les recours abusifs son cheval de bataille. « Selon les résultats d’une enquête que nous avons menée sur les trois derniers mois, 35 OOO logements sont actuellement bloqués à cause de recours, dont une grande majorité sont abusifs », dénonce Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI. Un nombre conséquent au vu des 482 8OO permis de construire enregistrés entre août 2O16 et juillet 2O17 (+13,3% sur les 12 derniers mois). « Notre volonté est de faire raccourcir les délais de recours, mais aussi que les affaires soient instruites plus rapidement, pour éviter de bloquer des chantiers sur une longue période », préconise Alexandra François-Cuxac. Des demandes qui se verront peut-être exaucées le 13 septembre à l’occasion de la présentation devant le Parlement de la politique immobilière du gouvernement pour le quinquennat.

 

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