Entreprises de BTP

Logement : Sylvia Pinel lance dans le Gers le service après-vente du plan de relance

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement

Le 5 septembre à Caussens (Gers) la ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, Sylvia Pinel, a assisté à l’assemblée générale de la FBTP 32. L’occasion pour elle d’expliquer les différentes mesures du plan de relance pour le logement. Le Gers est la première étape d’un tour de France de la construction qu’elle souhaite faire d’ici à la fin de l’année.

En assistant le 5 septembre à Caussens, dans le Gers, à l’assemblée générale de la fédération du bâtiment et des travaux publics du Gers (FBTP32), Sylvia Pinel a concilié deux des compétences de son ministère : le logement, à travers le plan de relance sur le logement qu’elle s’est appliquée à décrypter ;  et l’égalité des territoires, en s’exprimant également sur le PTZ ancien en milieu rural. Deux à cinq mille communes sont en effet concernées par ce dispositif. Dans le Gers, la ministre a également lancé un tour de France de la construction qu’elle souhaite boucler d’ici à la fin de l’année.

Activité du BTP inférieure de 50 % à celle de 2009

Département rural comptant 190 000 habitants, le Gers est particulièrement affecté par la baisse d’activité du secteur du BTP. Les chiffres donnés par Jean-Luc Dezeas, le président de la FBTP32, en témoignent. « Sur les cinq dernières années, le chiffre d’affaires a baissé de 35 %. Nous sommes rendus aujourd’hui a une activité inférieure de 50 % à celle de 2009. Les logements autorisés chutent encore de 30 % au premier trimestre 2014. Le Bâtiment gersois comptait 5 000 salariés en 2009 et en représente plus aujourd’hui que 3 100 salariés », a-t-il détaillé.
Dans ce contexte, « qui laisse peu de place à l’optimisme », l’entrepreneur met beaucoup d’espoirs dans le plan de relance. Reste à le mettre en œuvre rapidement, a-t-on pu entendre dans les rangs de la FBTP32.

Le plan de relance ne doit pas profiter qu’aux salariés détachés

C’est d’ailleurs le leitmotiv de Jacques Chanut, le président national de la FFB, également présent à l’assemblée générale de la FBTP32. Il a reconnu « le chemin parcouru pour obtenir les avancées du plan de relance » et insisté sur la nécessité pour les entreprises du BTP de « redoubler d’efforts pour expliquer aux particuliers les avantages fiscaux, pour sensibiliser les élus locaux à continuer d’investir ».

Mais Jacques Chanut a aussi rappelé que « la profession va continuer de mettre sur la table les problèmes les plus sociaux ». En clair, il ne faut pas que le plan de relance bénéficie seulement aux travailleurs détachés. « La loi existe. Il faut maintenant des moyens de contrôle et de prévention de la concurrence déloyale », a déclaré Jacques Chanut, précisant que la FFB porte « l’idée de l’identification de tous les travailleurs sur un chantier quel que soit leur statut ».
La pénibilité est l’autre préoccupation de la FFB. Bruno Dumas, président de la FFB de Midi-Pyrénées, mais aussi président de la commission des affaires sociales à la FFB nationale, estime ainsi que le « coût administratif des fiches pénibilité s’élèverait à 320 millions d’euros en France ».

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