Commande publique

Logement social: retour d’expérience sur des opérations en conception-réalisation

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Logement social - Réglementation

Réunis à l’initiative de l’Aarra HLM et d’EGF BTP Rhône-Alpes, bailleurs sociaux, entreprises générales et maîtres d’œuvre se sont réunis pour échanger sur leurs pratiques en logement social dans le cadre de marché de conception-réalisation.

Mode de dévolution de plus en plus utilisé dans le domaine du logement social, les marchés en conception-réalisation ont été au centre d’une matinée d’échanges organisée par l’Arra, Union sociale pour l’habitat Rhône-Alpes et EGF BTP Rhône-Alpes. «En Rhône-Alpes, nous avons un enjeu de 15 000 logements à construire et 12 000 logements à réhabiliter par an sur un territoire qui présente de grande disparité en termes de besoin», souligne Isabelle Rueff, présidente de l’Arra HLM. Et pour produire, comme pour réhabiliter, les bailleurs sociaux se tournent, de plus en plus, vers les marchés en conception-réalisation. «Bien sûr, nous devons garder une part de maîtrise d’ouvrage directe pour préserver notre savoir-faire et garder la maîtrise des coûts. La Vefa constitue un second mode de production (50% de la production en Rhône-Alpes) tout comme la conception-réalisation et le démembrement de la propriété. Le maître mot doit rester la diversification de nos modes de production», a rappelé la présidente.

Une enquête menée par les organismes HLM montre bien l’appétence naissante des bailleurs pour ce mode de dévolution. Sur la trentaine d’organismes sondés, 18 sont engagés sur des projets en conception-réalisation qu’ils soient livrés, en cours de chantier ou en intention. Si 887 logements très majoritairement neufs ont déjà été livrés en Rhône-Alpes, 2 300 sont en cours de construction principalement dans les départements du Rhône et de l’Isère, zones les plus tendues.

 

Réhabilitation

 

Principalement utilisé dans le cadre du neuf, ce mode de dévolution progresse dans le cadre de réhabilitation. A l’instar d’Actis, bailleur social basé à Grenoble, qui a lancé une opération de réhabilitation lourde sur son patrimoine de la Villeneuve à Grenoble. 620 logements seront réhabilités, en site occupé, dans le cadre d’un accord-cadre de 8 ans conclu avec GFC construction. De moindre envergure, la première opération de réhabilitation de 14 logements conduite par Dynacité illustre bien cette montée en puissance. «Nous avons choisi ce type de marché car nous avions des exigences fortes en matière de performances énergétiques après travaux. Le contrat conclu en Crem a engagé la responsabilité de chacun des acteurs, maître d’ouvrage, entreprises et exploitant», souligne Patricia Houdril, directrice de la prospective.

Habitué de ce type de marché, Guillaume Hamelin, directeur général d’immobilière 3F en Rhône-Alpes a rappelé que ce mode de consultation avait un certain coût «tant au niveau de la rémunération des équipes de maîtrise d’œuvre que du temps passé en amont par le maître d’ouvrage» et était adapté à «des projets qui soulèvent une question technique particulière, qui demandent un retour de performance énergétique élevée…». Un peu moins cher en termes de coût de construction, les projets conduits par ce bailleur en conception-réalisation l’ont été dans des délais plus courts que dans le cadre d’opérations classiques avec trois mois de moins en moyenne.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X