Logement

Logement social : 3F voudrait construire encore plus

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social

L’opérateur de logement social 3F a mis en chantier 6 380 logements l’an dernier. Et entend parvenir à plus de 7000 cette année. Si un certain nombre d’incertitudes sur le financement des opérations sont levées.

3 F, qui regroupe quatorze entreprises sociales pour l’habitat, affiche une production en nette hausse pour 2012 : +9,2% pour les mises en chantier de logements sociaux avec 6 380 unités (dont 3 895 en Ile-de-France). Les livraisons reculent de 18% à 5 078 unités (dont 2 913 en Ile-de-France) en raison principalement de retards de livraisons (plus de 300 logements en chantier arrêtés pour cause de défaillances d’entreprises) ou d’opérations en promotion annulées faute de commercialisation suffisante (environ 300 logements concernés).

 

7000 logements lancés en 2013

 

Pour cette année, le bailleur prévoit pour l’instant 7 000 logements mis en chantier (dont 4 500 en Ile-de-France) et 5 400 livraisons (dont 3 400 en Ile-de-France). Pour ce faire, l’opérateur de logement social continuera à travailler en partenariat avec les promoteurs sur des programmes mixtes (ventes en l’état futur d’achèvement), en particulier dans les territoires où il est en phase de développement. Il continue toutefois à privilégier la maîtrise d’ouvrage traditionnelle, que ce soit en corps d’état séparés ou en entreprise générale. Même si, pour 3F, un lissage des commandes sur l’année (le gros des projets sort en fin d’année) permettrait sans doute d’obtenir de meilleures conditions en termes de prix.

Compte tenu de la conjoncture difficile, le groupe se veut aussi très prudent dans le choix de ses fournisseurs. « Toutes les sociétés du groupe pratiquent aujourd’hui la conception-réalisation, ajoute Yves Laffoucrière, directeur général de 3F,  une bonne manière de maîtriser coûts et délais ». 20 opérations sont ainsi en cours selon cette procédure qui est ouverte au logement social jusque fin 2013 et sur lequel le Commissariat général au développement durable doit formuler un avis d’ici mars.

 

Des inquiétudes sur le financement

 

Le groupe souhaite maintenir sa dynamique de construction neuve. Il a pour cela récupéré 100 millions d’euros l’an dernier de ventes à l’occupant, une façon de doubler sa capacité d’autofinancement. Mais il se heurte à plusieurs inquiétudes sur le financement des opérations futures. La première concerne la manière dont l’Etat et Action logement vont accompagner les bailleurs cette année. « Quand je saurai de combien je vais disposer, je pourrai dire précisément ce que je ferai », explique Yves Laffoucrière. Enfin, pour 2014, il craint de voir ses marges de manœuvre financières pour construire rognées par la hausse de la TVA. « Une hausse de trois points de TVA, c’est 5000 euros de fonds propres à engager en plus par logement, c’est un très gros impact qui influera inévitablement sur le rythme de développement», note le directeur général du groupe.

Raison de plus pour accélérer la distribution de terrains par les acteurs publics car, très vite, les élections municipales de mi-2014 vont ralentir les projets.

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