Immobilier

Logement neuf: reprise de la production dans les métropoles de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Politique du logement

Situation contrastée sur le marché de production de logements neufs en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. S’il stagne sur l’aire urbaine de Montpellier, il est en progression du côté de Toulouse. La ville rose est tirée par les investisseurs, tandis que l’offre manque à Montpellier.

La fédération des promoteurs immobiliers (FPI) de Languedoc-Roussillon et celle de Midi-Pyrénées ont présenté, chacune à un jour d’intervalle, la situation du marché du neuf au premier trimestre 2016.

Les chiffres présentés par Xavier Bringer, président de la FPI Languedoc-Roussillon, le 24 mai à Montpellier, et par Patrick Saint-Agne, son homologue de Midi-Pyrénées, le 25 mai à Toulouse, montre une situation contrastée. D’abord, dans l’ex-région Midi-Pyrénées, l’activité est très concentrée sur l’aire urbaine toulousaine qui représente plus de 90% de la production de logements neufs soit 1 569 ventes nettes au détail enregistrées au premier trimestre 2016 (source: Observer).

Dans l’ex-région Languedoc-Roussillon (1 254 ventes nettes au premier trimestre 2016), l’activité est mieux répartie même si la métropole de Montpellier reste la locomotive avec 63% des transactions régionales. Ainsi, les réservations nettes ont progressé de 167% dans l’agglomération de Béziers (104 logements, source: Adéquation), de 67% dans la communauté urbaine Perpignan Méditerranée (55 logements), de 36% dans le Gard (121 logements), tout en stagnant dans l’agglomération de Nîmes (+2%).

 

Part élevée des investisseurs à Toulouse

 

Jean-Philippe Jarno, vice-président de la FPI de Midi-Pyrénées et directeur général d’Urbis Réalisations, souligne une autre différence entre les deux métropoles de la grande région: «Sur la métropole de Montpellier, près de 50% de la production de logements neufs se fait en ZAC contre 20% sur la métropole de Toulouse», précise-t-il. Globalement, la métropole toulousaine (1 310 ventes nettes) produit plus que sa voisine (795 ventes). «Nous constatons que la production en ZAC est quasiment équivalente en volume à Toulouse et à Montpellier. Il y a une volonté politique à Montpellier de production systématique de logements abordables et intermédiaires dans ces ZAC. Cette tendance se confirme à Toulouse puisque le PLU en cours de modification prévoit de la production de logements à prix maîtrisé pour les accédants», poursuit-il.

Enfin, la différence marquante demeure la part plus élevée d’investisseurs sur l’agglomération toulousaine. Ces derniers continuent de tirer le marché: 72 % des ventes nettes à Toulouse contre 50% à Montpellier.

 

Stagnation du marché en Languedoc-Roussillon

 

De manière générale, le marché a stagné en Languedoc-Roussillon au premier trimestre 2016 (+1%). Cette stabilité masque une baisse des ventes à investisseurs (-13%) et une hausse inespérée des ventes à propriétaires occupants (+21%). «Après une année 2015 record, nous nous attendions à un tassement des ventes de résidences principales, commente Xavier Bringer. Ce résultat s’explique par le succès du nouveau prêt à taux zéro et par le bas niveau des taux d’intérêt, mais aussi par le remarquable rapport qualité-prix des logements dans notre région. Nos prix sont stables depuis quatre ans. Nos adhérents ont beaucoup travaillé pour adapter leurs produits à la demande», analyse Xavier Bringer, président de la FPI de Languedoc-Roussillon.

Sur la métropole de Montpellier, notamment, les ventes reculent de 7% (795 logements) par rapport au premier trimestre 2015. Une baisse qui tient moins à une faiblesse de la demande qu’à une insuffisance de l’offre, selon les promoteurs. «Nous vendrions davantage si nous avions plus d’offre, assure Xavier Bringer. Les opérations sont aujourd’hui longues à monter. Sans une réaction rapide pour accélérer des autorisations, nous risquons de terminer l’année en pénurie. Mais je pense que nous trouverons des solutions.»

 

Année favorable en Midi-Pyrénées

 

De son côté, Patrick Saint-Agne, président de la FPI de Midi-Pyrénées présente un bon premier trimestre 2016 avec, notamment, une progression de 23%. Sur la métropole de Toulouse par rapport au premier trimestre 2015. Si les ventes aux investisseurs (+28%) et aux occupants (+9%) progressent, celles en bloc, en revanche, sont en baisse (-14%). «Nous connaissons un début d’année favorable. Si la tendance se poursuit, 2016 devrait être une des meilleures années depuis dix ans. Les permis de construire se délivrent, les recours se lèvent, les promoteurs ont à nouveau confiance. Ensuite, le dispositif de la loi Pinel, confirmé jusqu’à fin 2017, a clairement joué pour attirer les investisseurs. Il est vrai qu’ils peuvent tabler sur un marché locatif très soutenu avec peu de vacance et des loyers très corrects», analyse Patrick Saint-Agne.

 

Chiffres-clés

La FPI Midi-Pyrénées: 34 adhérents et 1,1 milliard de chiffre d’affaires en 2015.

La FPI de Languedoc-Roussillon: 49 adhérents et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2015.

 

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