Logement

Logement : Emmanuelle Cosse incite son successeur à aller plus loin dans les réformes

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Efficacité énergétique - Gouvernement

Dans une lettre ouverte adressée dimanche à son ou sa successeur la ministre sortante du Logement et de l’Habitat Durable l’exhorte à approfondir les réformes entreprises. Les priorités, d’après elle : la rénovation énergétique, la construction, la lutte contre l’habitat indigne et l’hébergement des migrants. 

Construction, rénovation énergétique, lutte contre l’habitat indigne, hébergement des migrants… Les chantiers sont multiples pour celui ou celle qui prendra la tête au ministère du Logement. C’est en tout cas l’avis d’ Emmanuelle Cosse . Dans un lettre ouverte publiée dimanche, la ministre sortante du Logement et de l’Habitat estime que son ou sa successeur « devra conduire une politique publique ambitieuse ».

Le secteur de la construction est le principal concerné par les propos d’Emmanuelle Cosse. Fort de 18 milliards d’euros de soutien public, de taux d’intérêt très bas et d’aides publiques renforcées (PTZ et dispositif fiscal « Pinel » notamment), les entreprises du bâtiment ont surmonté la crise de 2008 et produit près de 400.000 logements neufs par an. Un chiffre qui reste en-deçà de l’objectif de 500.000 fixé par François Hollande.

 

Le Duflot trop dogmatique

 

Emmanuelle Cosse revient sur la politique du logement menée ces dernières années.  Devenue ministre du Logement du gouvernement Valls en février 2016 -et aujourd’hui candidate aux législatives dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis-, elle juge que « la gauche n’a pris conscience du niveau de la crise du bâtiment que fin 2012-début 2013 alors qu’elle était très forte dès 2011 ». Ainsi, le plan de relance adopté en 2013 était  « important mais pas encore au niveau », ajoute-t-elle.

Au sujet du dispositif Duflot, Emmanuelle Cosse le juge « trop dogmatique ». Selon elle, son application était si restreinte « que d’un coup on tuait un appareil productif ». Enfin, sur l’objectif de 500.000 rénovations énergétique par an, l’ancienne ministre rappelle que l’objectif n’a pas été atteint et que pour y parvenir, il faudra « une impulsion encore plus forte de la puissance publique ».

Rappelons que le président nouvellement élu Emmanuel Macron veut rénover un million de logements mal isolés. Aussi, alors qu’il veut exonérer 80% des Français de la taxe d’habitation d’ici 2020, l’ancienne ministre du logement l’encourage, dans son courrier, à « s’inviter le plus en amont possible au chantier fiscal qui devrait s’ouvrir ».

 

Changer de braquet

 

Le « vote protestataire voire sécessionniste » qui s’est exprimé « dans de trop nombreux territoires » lors de l’élection présidentielle remportée par Emmanuel Macron et son mouvement « En marche ! », « impose de poursuivre des politiques d’égalité des territoires » axées sur le logement, continue-t-elle dans sa lettre. 

Sur la lutte contre l’habitat indigne, « il faut changer de braquet », a jugé Emmanuelle Cosse, dans un entretien accordé à l’AFP. Elle demande une intervention directe de l’Etat, face à la carence de certaines collectivités, et surtout après la mise en place d’outils pour requalifier les copropriétés dégradés à travers la loi Alur.  

 

 

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