Transport et infrastructures

Lille inaugure la plus grande station d’épuration du Nord de la France

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Innovations - Qualité de l'eau - eau potable

Ovilléo, la nouvelle usine de traitement des eaux de la Métropole européenne de Lille (MEL), est un concentré d’innovations.

Damien Castelain, le président de la Métropole européenne de Lille, n’hésite pas à présenter Ovilléo comme «le site de traitement des eaux du XXIe siècle». Quatre ans de travaux et 145 millions d’euros d’investissement auront été nécessaires pour se doter de cet outil amené à traiter les eaux usées et pluviales de 37 des 85 communes que compte la MEL, avec une capacité de 620 000 équivalents habitants, ce qui en fait la plus grande station d’épuration du Nord de la France.

Fruit d’un marché de conception-réalisation-exploitation confié au groupement OTV (filiale de Véolia, mandataire) – Norpac/Demathieu Bard (génie civil) – Alain Le Houedec (architecte) – Amodiag/Bonnard & Gardel (bureaux d’études), l’équipement, reconstruit en lieu et place de l’ancienne station de Marquette, bénéficie surtout des dernières innovations tant en matière technologique qu’environnementale. Ovilléo s’organise ainsi en trois circuits distincts: une file eau, la plus importante, qui fonctionne en continu et traite jusqu’à 2,8 m3 par seconde, à l’aide du procédé Hybas (des petits disques de plastique appelés «chips» qui permettent de diviser par deux la surface nécessaire pour le traitement tout en améliorant sa qualité); une file fluviale en mesure de tripler la capacité de traitement quand les pluies viennent augmenter les quantités d’eau à traiter; et une file boues, qui, grâce au procédé Exelys, transforme ces dernières en biogaz, lequel couvre 94% des besoins en énergie thermique de l’usine.

 

Biodiversité

 

Ovilléo s’inscrit également dans une forte dynamique de développement durable à travers la mise en place d’un ensemble de mesures: la maîtrise des nuisances sonores et olfactives à la source; une intégration architecturale et paysagère des installations, avec notamment deux façades végétalisées signées Patrick Blanc; la labellisation BBC du bâtiment; une compacité des ouvrages qui a permis de libérer 6 hectares désormais rendus à la biodiversité (plus de 20 000 arbres et arbustes ont été plantés); une gestion alternative des eaux pluviales du site grâce à des toitures végétalisées et une infiltration lente des eaux au cœur de cette biodiversité. Soulignons encore qu’Ovilléo est d’ores et déjà en mesure de répondre à un renforcement des normes de rejet, en vue d’atteindre à l’horizon 2027 le «bon état écologique» des eaux de la Marque et de la Deûle.

Le chantier a rassemblé plus de 350 ouvriers au pic de l’activité et fait travailler plus d’une centaine d’entreprises régionales. Il a par ailleurs donné lieu à près de 10 000 heures d’insertion, dont 7 000 confiées à des habitants de la commune de Marquette. Ce projet, soutenu par l’Europe (Feder et Interreg IVb/Inners), a reçu le soutien financier de l’Agence de l’Eau Artois Picardie à hauteur de 91 millions d’euros.

 

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