Transport et infrastructures

Lignes ferroviaires: des travaux à prévoir pour désenclaver Limoges

Mots clés : Gouvernement - Mobilier urbain - Transport ferroviaire

Michel Delebarre, sénateur du Nord, en mission auprès du gouvernement pour trouver des pistes de réflexion au désenclavement de Limoges, a présenté son rapport jeudi 27 juillet à Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports. Il avait été sollicité par le précédent gouvernement à l’issue de l’annulation par le Conseil d’Etat, le 15 avril 2016, de la déclaration d’utilité publique du projet de barreau à grande vitesse Poitiers-Limoges.

Le sénateur préconise dans son rapport la modernisation de la ligne existante Poitiers-Limoges afin d’y faire circuler des TER, ainsi que des TGV de la ligne Paris-Bordeaux. Une solution qui doit se déployer en parallèle de la pérennisation de l’axe historique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (Polt). Ligne pour laquelle, l’Etat et SNCF Réseau avaient déjà programmé 1,5 milliard d’euros d’investissement. Une analyse en accord avec la vision de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) Nouvelle-Aquitaine qui était contre la LGV Poitiers-Limoges. «La volonté politique est là, estime Christian Broucaret, son président, reste le nerf de la guerre: l’argent.» La Fnaut va travailler dès septembre sur le Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (Sraddet) qui doit être remis à la fin 2018. Christian Broucaret estime qu’une écotaxe régionale sera nécessaire pour assurer la modernisation de ces lignes, ainsi qu’une participation de la métropole qui «bénéficie de la richesse créée par les gens qui viennent travailler» dans l’agglomération bordelaise.

Les préconisations de Michel Delebarre vont faire l’objet d’un examen approfondi par le gouvernement et les services de l’Etat, en lien avec les élus du territoire.

Dans un communiqué, la ministre annonce l’organisation en septembre des Assises de la mobilité afin d’identifier les attentes et besoins prioritaires des Français. Elles prépareront une Loi d’orientation des mobilités qui sera présentée au premier semestre 2018.

 

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  • - Le

    faut pas exagérer

    Paris – Limoges en 2 h 50, c’ était sans arrêt entre les 2 villes . Aujourd’ hui, les Intercités desservent Les Aubrais, Vierzon, Chateauroux, et font le parcours dans ces conditions en 3 h 10 . Les 3 h 20, c’ est avec autres arrêts à La Souterraine et Saint Sulpice Laurière notamment . Faut être juste dans la critique (FNAUT)
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  • - Le

    Il y a ceux qui ont le TGV et les autres

    En 1967 le temps de trajet pour faire un Paris Limoges était de 2h50 avec le train de luxe Capitol avec Wagon restaurant. En 2017 il faut compter 3h20 en train Corail sans prise électrique pas de wifi et pas de wagon restaurant avec retard assuré et prier pour que le train reste sur les rails.
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