Transport et infrastructures

LGV Tours-Bordeaux: la SNCF court toujours après 350 M€

Mots clés : Chapiteaux, tentes, structures - Etat et collectivités locales - Transport ferroviaire

La LGV Tours-Bordeaux sera mise en service dimanche 2 juillet, mais une partie des collectivités locales mises à contribution pour son financement refuse toujours de mettre la main à la poche, et SNCF Réseau tente de récupérer les 350 millions d’euros manquants.

Sur les 7,8 milliards d’euros déboursés pour construire la ligne à grande vitesse entre tours et Bordeaux, 1,3 milliard provient des collectivités locales. Elles étaient 58 au départ, mais 33 seulement ont effectivement signé la convention de financement, et doivent donc contribuer. En octobre 2014, la Cour des comptes avait d’ailleurs critiqué « la complexité d’un montage financier comprenant autant de participants ». Et les bisbilles ont commencé lorsque les contreparties qu’elles attendaient de cette participation financière ont semblé s’éloigner.

Résultat, le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau court toujours après 350 millions d’euros. Dix collectivités ont été condamnées le 26 mai par le tribunal administratif de Paris à verser 110 millions d’euros, et ont deux mois pour faire appel. SNCF Réseau a entamé des négociations avec les collectivités concernées pour tenter de récupérer les 240 millions restants. Mais parmi elles, certaines avaient pris soin de soumettre la totalité de leur participation au prolongement de la ligne vers le sud.

En effet, au nord de Bordeaux, les élus réclamaient des arrêts des TGV dans leurs gares et des fréquences plus élevées face à la SNCF qui privilégiait les trains directs. Les premiers savent à quoi s’en tenir depuis avril 2016, lorsque la SNCF a annoncé le nombre de dessertes quotidiennes de la future ligne.

 

Une DUP annulée

 

Mais au sud, on attend de pied ferme le prolongement de la LGV vers Toulouse et Dax, déclaré « d’utilité publique et urgent » en juin 2016. Le tribunal administratif de Bordeaux a toutefois annulé jeudi 29 juin la déclaration d’utilité publique (DUP) d’un tronçon de la future ligne Bordeaux-Toulouse, entre Bordeaux et Saint-Médard-d’Eyrans, à une quinzaine de kilomètres plus au sud, ce qui pourrait mettre en péril cette partie du projet.

Début juin, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, ont écrit au nouveau gouvernement pour demander la « confirmation du calendrier » du projet d’extension de la LGV vers Toulouse. Le coût de l’ensemble du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) est estimé à 8,3 milliards d’euros.

« Depuis la loi de réforme ferroviaire (d’août 2014, NDLR), il y a une chose qui est interdite, c’est de financer avec la dette de SNCF Réseau, et donc ça signifie que ceux qui portent ce projet doivent pouvoir présenter un plan de financement qui ne se boucle pas par un surcroît de dette de Réseau », a récemment indiqué à la presse le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

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