Transport et infrastructures

LGV Rhin-Rhône, le dernier rail est posé

François Fillon a assisté lundi 31 janvier à la soudure du dernier rail de la branche Est de cette ligne de 190 km de long entre Dijon et Mulhouse. Le grand chantier de la première phase de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône s’achève donc après cinq années de travaux de génie civil et de pose d’équipements ferroviaires.

La branche Est de la LGV Rhin-Rhône, 190 km de ligne à grande vitesse entre Dijon et Mulhouse, représente le premier projet ferroviaire de province à province du réseau à grande vitesse national. Dans un contexte d’ouverture du marché ferroviaire européen, elle doit permettre d’offrir de nouveaux axes Nord-Sud et Est-Ouest aux voyageurs tant européens que nationaux et régionaux sans systématiquement passer par l’Ile-de-France, réduisant ainsi significativement leur temps de parcours.

Première phase

La première phase de la branche Est longue de 140 km, dont la construction s’est achevé lundi 31 janvier avec la pose du premier rail par François Fillon, relie Villers-les-Pots (à l’est de Dijon) à Petit-Croix (au sud-est de Belfort).
Depuis la pose du premier rail en juin 2009, ce sont 1100 m de rail par jour qui ont été installés, dans un premier temps vers l’ouest en direction de Dijon, puis vers Mulhouse. La seconde phase de 50 km, en cours d’études, reliera ultérieurement Genlis (21) à Villers-les-Pots (21) sur 15 km à l’ouest et Petit-Croix (90) à Lutterbach (68) sur 35 km à l’est.
Performante, la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône offrira le plus important gain de temps par kilomètre construit . Ainsi Dijon-Strasbourg se fera en 2h avec 1h40 de gain de temps, Paris-Besançon en 2h05 avec 25 minutes de gain de temps.
La mise en service commerciale de la ligne est prévue le 11 décembre 2011.

Un chantier ferroviaire exemplaire et pourvoyeur d’emplois

Réseau Ferré de France, maître d’ouvrage de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, s’est attaché à répondre aux exigences sociétales et environnementales du projet, des études préliminaires à la construction. 6000 emplois directs et indirects par an ont été créés sur toute la durée du chantier de 2006 à 2011. RFF s’est également engagé à augmenter l’insertion sociale. 7% à 12% des emplois sont destinés à favoriser le retour à l’emploi de personnes en diffi culté (jeunes, chômeurs de longue durée, Rmistes).
RFF a aussi cherché à créer de nouvelles démarches citoyennes et environnementales dans l’aménagement du territoire. Plus de 1 500 réunions publiques ont ainsi été organisées avec les riverains, les agriculteurs, les forestiers directement concernés par l’arrivée de la ligne afin d’échanger sur des problématiques tant sociétales qu’écologiques (gênes quotidiennes liées aux chantiers, enjeux socio économiques, biodiversité, patrimoine, etc.).
Une concertation qui a permis de trouver des solutions durables, parfois innovantes avec notamment la mise en place de dispositifs antibruit, l’élaboration du premier bilan carbone© ferroviaire global, ou encore la création d’un programme de mesures supplémentaires en faveur de la biodiversité d’un montant de près de 5 millions d’euros.

Financement

Le financement de la branche Est, première phase de ce grand projet ferroviaire à grande vitesse, de 2,3 milliards d’euros, s’est accompli en partenariat avec les régions Alsace (9%), Bourgogne (5,5%) et Franche-Comté (13,7%), l’Etat (32,5%), Réseau Ferré de France (27,8%), l’Union Européenne (8,5%) et la Suisse (3%).

Plus d’information sur www.lgvrhinrhone.com

Focus

La branche Est en chiffres

• 140 kilomètres de ligne de Villers-les-Pots (21) à Petit Croix (90) (dont 40% en forêt)
• 85 communes traversées
• 6 000 emplois
• 2,312 milliards d’euros
• 30 millions de m3 de déblais (4 fois le volume extrait du tunnel sous la Manche)
• 22 millions de m3 de remblais (9 fois le volume de la pyramide de Khéops)
• 13 viaducs
• 1 tunnel de 2 km de long
• 160 ponts
• 2 nouvelles gares : Besançon Franche-Comté TGV pour l’agglomération de Besançon et Belfort-Montbéliard TGV pour l’aire urbaine Belfort, Montbéliard et Héricourt entièrement accessibles pour les personnes à mobilité réduite.
• 4 raccordements au réseau ferré classique : Villers-les-Pots, à l’extrémité ouest, sur la ligne Dijon-Dole ; Petit-Croix, à l’extrémité est, sur la ligne Belfort-Mulhouse; les raccordements de Besançon sur la ligne permettant la liaison entre la gare Besançon-Viotte et la nouvelle gare Besançon Franche- Comte TGV ; le raccordement de la ligne à grande vitesse à la ligne Lure/Villersexel pour l’ approvisionnement des matériaux.
• 1,350 million de tonnes de ballast
• 5000 km de fil de cuivre
• 300 km de fibre optique
• 380 km de fil de caténaire
• 6 000 poteaux caténaires
• 300 km de clôtures
• 600 km de rails
• 30 mâts GSM-Rail
• 63 appareils de voie
• 300 panneaux de signalisation
• 14 postes de signalisation
• 550 000 traverses

Focus

Deux autres branches en projet

La Branche Ouest, en projet, reliera la branche Est à la région parisienne et au Nord de la France permettant la continuité du service vers Paris, via l’agglomération dijonnaise.
La Branche Sud en projet, connectée à la branche Est, permettra de raccorder la ligne classique Dijon-Dole à Lyon et au sud de la France avec des gains de temps de parcours importants.

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