Entreprises de BTP

« Levons les contraintes administratives, techniques et normatives !», Michel Gostoli, président d’EGF-BTP

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Risque sanitaire

A l’occasion de la première convention nationale d’EGF-BTP, qui se tiendra le 3 juin, son président Michel Gostoli dresse le bilan de santé des entreprises générales. Il présente « 100 projets sans tabou », initiative visant à accélérer la construction de logements à prix modérés.

Comment les entreprises générales traversent-elles cette période de turbulence pour la construction ?

Michel Gostoli : La période est particulièrement éprouvante pour les entreprises de travaux publics qui, du fait du ralentissement des investissements publics, subissent couramment une chute d’activité à deux chiffres. Côté bâtiment, les entreprises sont aussi à la peine même si elles ont connu des conjonctures plus dures encore par le passé. Dans certaines régions, il y a eu des suppressions d’emplois dans toutes les entreprises, quelles que soient leurs tailles. Ceci dit, je choisis de considérer le verre à moitié plein : si les gros contrats (entre 50 et 200 millions d’euros) se font rares, il y a encore des projets un peu partout en France. Le problème vient avant tout de la crise de confiance générale, qui amène notamment les entreprises dans le cercle vicieux de la baisse des prix. Les maîtres d’ouvrage, en particulier dans le logement privé, en profitent d’ailleurs largement.

 

Quelle est la part du logement dans l’activité des entreprises générales ? 

M.G: Face à la faiblesse des investissements publics, le logement, social en particulier, est la poutre maîtresse de l’activité de nos entreprises actuellement. Il peut représenter plus de 40% du chiffre d’affaires de certaines d’entre elles. Nous sommes à l’écoute de nos bailleurs sociaux et il faut que le gouvernement continue de les soutenir. S’il venait à faiblir, ce serait dramatique… Nous sommes donc très attentifs aux besoins de nos maîtres d’ouvrage et veillons à être force de proposition.

 

Quels types d’idées développez-vous ?

M.G: Nous travaillons par exemple avec le ministère du Logement sur une initiative baptisée « 100 projets sans tabous ». Elle consiste à donner la possibilité à 20 maîtres d’ouvrage de développer 5 projets innovants pour augmenter la production de logements à prix modérés. A chaque fois, il s’agira de lever des contraintes administratives, techniques ou normatives, afin de viabiliser ces projets. Pour soutenir ces 20 maîtres d’ouvrage, un chargé de mission du ministère pourrait faciliter l’obtention...

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