Immobilier

Level(s) : évaluer la durabilité des bâtiments au niveau européen

Mots clés : Industriels du BTP - Réglementation européenne

La Commission européenne vient de lancer une phase pilote pour cet outil élaboré avec les grands industriels de la construction.

À l’occasion de la World Green Building Week (25 septembre – 1er octobre), un évènement mondial organisé par l’association Green Building Council (GBC), la Commission européenne a lancé la phase pilote de Level(s), premier outil d’évaluation de la durabilité des bâtiments à l’échelle de la région.

Destiné aux acteurs privés comme publics de la construction de logements et de bureaux, Level(s) a été développé en collaboration avec un large éventail d’intervenants, dont le World Green Building Council et des grands groupes (BASF, Knauf Insulation, Saint-Gobain, Skanska…).

« Ce nouvel outil n’est pas une certification [comme HQE, Leed, Breeam], c’est une méthode d’évaluation », explique Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice de l’Alliance HQE-GBC, membre du réseau international World GBC. « Level(s) est orienté vers la performance et se base sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment. » Il fonctionne avec six priorités-clés : les émissions de gaz à effet de serre, des matériaux économes en ressources et circulaires, l’utilisation rationnelle des ressources hydriques, les espaces sains et confortables, l’adaptation et la résilience au changement climatique, et le coût et la valeur du cycle de vie.

L’Alliance HQE-GBC, qui s’est portée candidate pour tester ce nouvel outil pendant une phase pilote de deux ans, organisera un séminaire de travail le 29 novembre, avec la participation de la Commission européenne et de l’État.

 

Un langage européen, mais pas une réglementation commune

 

En complément des certifications du cadre bâti internationales telles que Breeam, Leed et HQE, Level(s) a pour but d’inciter l’ensemble des pays de l’Union européenne à aller vers davantage  de construction responsable. « La France est déjà bien ancrée dans ce dynamisme, ce qui n’est pas le cas de tous les pays de l’Union européenne », estime Anne-Sophie Perrissin-Fabert. Malgré les différences entre chaque pays, Level(s) permet aussi de mettre en place une méthode d’évaluation commune à destination des professionnels (promoteurs, investisseurs, architectes, ingénieristes, constructeurs, et gestionnaires d’actifs). « La nouveauté réside dans cette ambition de partager les mêmes règles d’évaluation [des bâtiments] sur des sujets clés, notamment l’énergie, le carbone, la qualité de l’air, etc. L’enjeu est d’essayer d’avoir un socle commun, tout en restant dans la culture de chaque pays. Il existe par exemple des réglementations thermiques qui sont propres à chaque Etat. Level(s) permettra de progresser sur cette notion de principe d’équivalence », précise Anne-Sophie Perrissin-Fabert. Cette uniformisation des critères d’évaluation de la durabilité des bâtiments n’a donc officiellement pas pour objectif d’européaniser les normes de la construction durable. « Mais un langage commun permet de se comprendre, donc gagner du temps », précise la directrice de l’Alliance HQE-GBC. « Ce n’est pas parce qu’on partage le même langage qu’on dit tous la même chose. Qui dit langage commun ne dit pas bâtiments aseptisés, bien au contraire ».

 

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