Environnement

Les villes cyclabes critiquent la politique du gouvernement

A l’issue de son 16e congrès à Lille, le Club des villes cyclables, qui regroupe 760 villes, une région, deux départements et des associations, a dénoncé vendredi « un Etat aux abonnés absents » concernant la promotion du vélo et « exhorté le gouvernement à prendre ses responsabilités ».

Lors de son discours de clôture, le président du Club, Denis Baupin, a fustigé l’absence d’un représentant du gouvernement au congrès et le fait que le rapport sur le développement de la bicyclette remis en mars 2004, à la demande de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, soit « resté lettre morte ».
« Au moment où le prix du pétrole explose et où les études médicales confirment que la pollution fait des milliers de morts, un Etat aux abonnés absents des politiques cyclables est un Etat irresponsable », a-t-il affirmé.

M. Baupin, adjoint (Verts) au maire de Paris chargé des Transports, a expliqué que l’enveloppe consacrée aux initiatives en faveur du vélo a « baissé de 85% dans le budget pour 2003 et a finalement été supprimée dans la loi de finances 2004 ».
Il a dit regretté que « les réflexions du gouvernement portent davantage sur l’atténuation des effets du baril de pétrole pour les automobilistes, que sur les solutions pour sortir de la dépendance pétrolière ».

M. Baupin s’est dit « inquiet » à ce sujet des propos de la ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, qui s’est récemment demandée: « Mais comment peut-on vivre dans une ville sans avoir de voiture? »

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