Paysage

Les Victoires du paysage toujours plus attractives

Réuni le 5 juillet pour la cinquième édition de cet événement biennal qui fédère la filière française du paysage et de l’horticulture, le jury technique des Victoires du paysage a examiné 166 dossiers. Un chiffre en augmentation de 37% par rapport à 2014.

La morosité de la conjoncture n’affecte pas le besoin de reconnaissance des maîtres d’ouvrage d’espaces verts. Pour satisfaire cette demande, l’association interprofessionnelle du végétal et du paysage Val’hor a créé en 2008 le concours des Victoires du paysage. Elle avait recueilli 40 candidatures pour sa première édition. En huit ans, ce chiffre a plus que quadruplé : 166 candidatures ont été enregistrées en 2016.

 

Diversité

 

« J’avoue que je ne m’attendais pas à un tel nombre de dossiers », confie le paysagiste concepteur Michel Audouy, président du jury en sa qualité de président de la commission des métiers du paysage de Val’hor. Seuls les bataillons du Sud-Ouest connaissent un léger fléchissement, plus que compensé par la forte augmentation des candidatures d’Ile-de-France et des Hauts-de-France.

La répartition des candidatures par catégorie offre une autre source de satisfaction à l’organisateur : à côté des poids lourds confirmés de la maîtrise d’ouvrage publique comme Paris, Nantes, Lille, Strasbourg, Lyon ou Marseille, les petites communes, les particuliers ou les promoteurs d’immeubles de logements ou de commerces hésitent de moins en moins à présenter leurs dossiers.

 

Raffinement

 

Plus encore que la performance quantitative, la fournée 2016 révèle la capacité des prescripteurs à sortir de l’opposition entre horticulture et écologie : la forte progression des dossiers d’espaces naturels confirme le mouvement de fonds vers leur protection et leur mise en valeur. « Mais nous voyons se développer en même temps des espaces généreusement plantés et dessinés, dans des jardins raffinés », se réjouit Michel Audouy.

Selon lui, les Victoires du paysage traduisent une évolution également perceptible dans les créations présentées cette année à l’exposition de jardins éphémères de Chaumont-sur-Loire : « Gilles Clément a initié ce mariage entre spontanéité et raffinement », analyse Michel Audouy. Le navire des victoires met désormais le cap sur les prochaines escales avant l’arrivée au port : par petits groupes, les jurés visiteront cet été les 81 aménagements présélectionnés, avant de délibérer le 11 octobre pour choisir les lauréats. Le 8 décembre salle Gaveau, l’académicien Erik Orsenna présidera la proclamation des victoires.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X