Logement

Les ventes de logements plombées par le manque de mises en chantier ?

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

Les mises en chantier de logements restent moins élevées que les ventes. Cette situation pourrait faire craindre une hausse des prix… et freiner la reprise du secteur.

Malgré l’augmentation des ventes de logements neufs, le nombre de mises en chantier ne décolle toujours pas. « Les promoteurs ne retiennent pas de nouveaux projets, non pas parce qu’il attendent de vendre leur stock, mais parce qu’ils éprouvent des difficultés à trouver du foncier, à obtenir des permis de construire et à faire face aux recours », estime Alexandra François-Cuxac, présidente de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI), lors de la présentation des chiffres de la promotion immobilière au troisième trimestre 2015.

Les chifres publiés par la FPI confirment cette tendance : au 3e trimestre, 20 046 habitations ont trouvé preneur alors que seulement 18 987 nouveaux logements ont été mis en vente sur la même période.

 

Impact limité sur les particuliers investisseurs

 

Si l’offre se réduit et que la demande de logements neufs se maintient, les prix de ventes pourraient augmenter. Suffisamment pour plomber l’attrait des particuliers investisseurs (ils représentent 54% des acheteurs selon la FPI) pour la pierre ? Pas sûr. D’abord, parce que « les investisseurs ne regardent pas tellement le prix, leur première motivation consiste à ne pas payer d’impôts », indique Renaud Cormier, directeur général de Théséis, un groupement professionnel spécialisé dans l’investissement locatif, lors d’une conférence de presse organisée par le courtier en crédit immobilier Vousfinancer.com. L’expert rappelle toutefois que la solvabilité des particuliers investisseurs n’est pas extensible à l’infini. Mais une légère augmentation des prix de vente ne devrait pas plomber leur intention d’achat. Ensuite, « parce que les promoteurs auront plutôt tendance à sortir des opérations dans les communes les moins récalcitrantes à la construction. » Les promoteurs pourraient être incités à proposer des logements dans des territoires ne permettant pas d’obtenir la meilleure rentabilité. Comment réagiront les principaux concernés ? Les investisseurs les mieux informés se montreront plus sélectifs. Les autres pourraient réaliser de mauvaises affaires.

Autre inquiétude : les primo-accédants. A l’inverse des investisseurs, ils sont très sensibles au prix des logements. Le gouvernement a annoncé un prêt à taux zéro étendu au 1er janvier prochain, censé booster leur retour sur le marché. Les professionnels se disent enthousiastes. Reste à voir si les effets escomptés seront bien au rendez-vous.

 

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