Logement

Les ventes de logements neufs décollent mais l’offre nouvelle peine à suivre

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Marché de l'immobilier - Réseau routier

Au troisième trimestre, les ventes des promoteurs ont bondi de 25,1% sur un an à 31.824 logements réservés, selon les chiffres publiés par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). C’est le 8e trimestre de hausse consécutive. Mais l’offre de logement (+4,5 %) ne suit pas assez vite.

Les promoteurs immobiliers commencent à respirer l’air des sommets. Avec des ventes de logements neufs en hausse de 25,1 % de juillet à septembre, pour le huitième trimestre d’affilée (31.824 logements réservés) et une progression de 22,7% pour le 1er semestre, la croissance semble définitivement installée et tend à rapprocher les ventes de leur niveau de l’année 2010. « Tous les segments de marché contribuent à cette dynamique des ventes », s’est félicitée la FPI lors de l’annonce de ces résultats. Que ce soient les ventes au détail (+27,6%), les ventes en bloc (+13,8%) ou les ventes en résidences services (+25%).

Après avoir déserté le marché suite à la mise en place du dispositif « Duflot », les investisseurs sont revenus (progression des ventes de 27 %), alléchés par le « Pinel » (voir tableau ci-dessous). Et le couple PTZ-taux de crédit historiquement bas a encouragé les ménages propriétaires (+ 28,1 %). « Investissement locatif et accession tirent ainsi simultanément la croissance du marché, c’est un très bon équilibre », a commenté la présidente de la FPI Alexandra François-Cuxac.

 

 

Dans ce contexte, « l’annonce du maintien du PTZ et des aides à l’investissement locatif pour 2017 dès le mois d’avril, a donné au marché une visibilité suffisante pour éviter tout effet de « stop and go » à court terme » et conforter les ventes en 2017, dit la FPI.

De là à permettre de retrouver les hauteurs atteintes il y a dix ans ? Le chemin reste parsemé d’embûches.

Tout d’abord, la progression affichée, qui a permis en réalité de simplement effacer les effets des années 2012, 2013 et 2014, semble ralentir.

Ensuite, l’offre de nouveaux logements neufs progresse plus lentement que les ventes (+4,5%, seulement à 19.847). Conséquence : la durée d’écoulement d’un logement qui s’établissait à 12,4 mois en septembre (14 mois en 2014) est aujourd’hui de 10,1 mois. Voire pire. La moyenne nationale masquerait en effet des tensions dans certaines grandes agglomérations, où le stock descend jusqu’à 7 mois selon la FPI.

En clair : le rythme des lancements de nouveaux projets est insuffisant pour contenter la demande. Une situation qui n’a pour l’instant pas encore d’incidence trop grave sur les prix (petite hausse de 3,4 %).

Il faut donc produire encore plus de logements. « Mais est-on en capacité de produire plus qu’on ne le fait actuellement ? », s’est interrogée Alexandra François-Cuxac.

Sans doute, mais il faudrait concrétiser plus rapidement qu’aujourd’hui les projets immobiliers. Pour cela, la FPI devra vaincre ses trois ennemis historiques : rareté du foncier, complexité réglementaire et recours abusifs contre les permis de construire.

 

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