Industrie/Négoce

Les ventes d’engins de chantier en France pires que prévues

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Les syndicats professionnels craignaient une baisse comprise entre -10 et -15% en 2015. Ce sera pire.

Après une hausse de 4,5% en 2014 les ventes d’engins de chantier en France s’orientent à la baisse cette année. Au premier semestre elles plongeaient de 20% d’après la Ficime, l’un des syndicats du secteur. L’autre, le Cisma, mesure des baisses plus importantes encore. D’après lui « à fin mai, les ventes de matériels lourds de terrassement reculaient de 25% sur un an. Celles de machines compactes enregistraient un recul plus fort encore de 34%. Toujours à fin mai, les ventes de chariots télescopiques étaient en baisse de 25%. Pour leur part, les ventes de matériels pour le béton affichaient un recul de 35%. Enfin, sur le premier semestre, la baisse des ventes de nacelles dépasse les 20% ». Or, en début d’année, les deux organismes représentatifs tablaient plutôt sur une baisse comprise entre -10% et -15%. Ce sera pire, à moins que le second semestre ne rattrape le premier, ce qui semble mal parti. « L’activité dans le secteur des équipementiers du BTP devrait continuer à souffrir, avec un chiffre d’affaires prévisionnel du second semestre en baisse de 15% » s’inquiète la Ficime.

 

Cycliques

 

Traditionnellement cycliques, les ventes en France d’engins de chantier sont habituées à de brusques sauts que ce soit à la hausse (+34% en 2011) ou à la baisse (-57% en 2009). A l’instar des autres marchés européens, la France n’a jamais retrouvé son niveau d’avant crise, quand il se vendait plus de 40 000 machines par an dans notre pays, un volume réduit depuis autour de 30 000 unités. Cela étant la France reste l’un des principaux marchés européens derrière l’Allemagne et au coude à coude avec le Royaume Uni, l’un passant devant l’autre selon les années. A eux trois, ces pays pèsent 53% de ventes de matériels de chantier en Europe d’après le CECE, le syndicat européen des constructeurs d’engins. Si de nouveaux pays viennent soutenir la demande européenne, comme la Pologne, d’autres se sont en revanche durablement effondrés comme l’Espagne, descendue à 1500 unités par an, soit 80% de moins qu’avant la crise ! Le marché espagnol reprend aujourd’hui quelques couleurs mais reste loin, très loin, de son âge d’or.

 

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