Transport et infrastructures

Les travaux de l’extension en mer de Monaco démarrent sur le port de Marseille

Mots clés : Travaux publics

Bouygues Travaux publics s’apprête à installer, au cœur du port de Marseille, ses installations de construction des caissons qui serviront de socle à un nouveau quartier de Monaco, construit sur la mer.

Chargé de réaliser l’infrastructure qui permettra l’extension de Monaco sur la mer, Bouygues Travaux publics occupera 22 000 m2 de terre-plein et 79 600 m2 de plan d’eau du Grand port maritime de Marseille (GPMM) pendant deux ans. Le groupe construira dans les bassins Est du port, au large de la ville, les caissons qui serviront de socle à l’écoquartier de l’Anse du Portier, qui agrandira la Principauté de six hectares: 60 000 m2 de surfaces vendables, essentiellement des logements de très grand luxe et des commerces, seront bâtis aux côtés d’équipements publics. La livraison est prévue en 2025. Bouygues Travaux publics a été retenu par les autorités monégasques au sein du groupement SAM, pour la prise en charge globale du projet, de sa conception à sa réalisation. Le groupe le finance intégralement et se rémunère sur la vente des surfaces immobilières créées.

 

Dix-huit caissons à fabriquer en deux ans

 

Pour y parvenir, c’est une véritable usine qui va commencer à prendre forme sur le port marseillais: sur 10 000 mètres carrés, une zone de préfabrication et un espace de travail permettront de réaliser le ferraillage et le montage des coffrages des caissons. Un «caissonnier» flottant de 56 mètres de long, 50 mètres de large et 27 mètres de haut sera également utilisé pour construire les dix-huit caissons qui constitueront une ceinture de protection en béton armé pour le nouveau quartier.

Les travaux démarreront en septembre prochain. «Ils nécessiteront un travail posté en trois équipes, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, afin de suivre le rythme des deux à trois toupies de béton par heure qui seront utilisées», précise le chef du projet, Christophe Hirsinger. Le montant total de l’opération, qui s’élève à 145 millions euros, doit profiter aux entreprises de la région, notamment dans le bassin marseillais.

 

Une première en France

 

Le GPMM trouve dans cette opération une façon de «valoriser l’écosystème portuaire»: au-delà de l’utilisation du foncier, la fabrication et la livraison du béton seront effectuées par le groupement Lafarge-Cemex, deux sociétés présentes sur le port, Lafarge y disposant de sa propre centrale à béton. Le lamanage, le remorquage et l’assistance pour le déchargement des livraisons d’armatures seront réalisés par des prestataires et sous-traitants du port. A l’issue de la phase de construction des caissons, Bouygues aura encore recours aux services du port, côté Fos cette fois, pour transporter à Monaco 1,5 million de tonnes de matériaux destinés au remblai, à la réalisation du talus et au ballastage des caissons. Les installations seront démantelées à l’issue de la construction. «La mise à disposition de nos infrastructures est au cœur de notre métier, indique la présidente du directoire du port. C’est une solution à laquelle nous aurons de plus en plus recours».

«Une première en France», selon le président du conseil d’administration de Bouygues Travaux publics, Philippe Bonnave qui indique avoir préféré Marseille, notamment à ses concurrents étrangers de Gênes et Barcelone.

 

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