Environnement

Les transports publics ont le vent en poupe

La fréquentation des transports publics urbains a augmenté en 2004 en France, selon plusieurs enquêtes récentes, et la nouvelle flambée du pétrole pourrait faciliter la poursuite du phénomène.

Dans un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien, 40% des Français affirment en effet « utiliser moins » leur voiture « depuis la hausse du prix des carburants ». Toutefois, 60% reconnaissent ne pas avoir changé de comportement dans les dernières semaines, selon cette enquête menée par téléphone le 20 septembre auprès d’un échantillon représentatif de 1.002 personnes.

Un rapport publié le 19 septembre par l’Union des transports publics (UTP) signale une hausse de la fréquentation des transports en commun en ville de 4,1% en 2004 par rapport à l’année précédente. La tendance s’est poursuivie dans les premiers mois de 2005, note cette organisation patronale.
En 2003, la fréquentation, mesurée par le nombre de voyages en transports en commun par habitant desservi, avait déjà progressé de 1,3%.

Selon l’UTP, qui regroupe les entreprises et les réseaux publics de transports urbains, cette évolution est due entre autres à une meilleure qualité du service, une offre en augmentation (km/habitant desservi) et une « intégration des transports scolaires dans le réseau urbain ».
Elle est particulièrement nette à Paris où le métro (RATP) a enregistré un record de fréquentation l’an passé (+6,5%).

L’Observatoire des déplacements, un service d’études de la mairie de Paris, a fait également état début septembre d’une envolée des voyages effectués en 2004 en métro (+7%) et, d’une manière générale, d' »une hausse de la fréquentation des transports en commun en 2004″ à Paris.
La baisse de la circulation automobile s’est poursuivie l’an passé dans la capitale, bénéficiant non seulement au transport public mais tout autant sinon plus aux deux roues (+5% en un an).
Elle constitue une « tendance lourde depuis 2001 », due notamment à la mise en place de couloirs de bus en site propre, souligne de son côté le Centre de la circulation routière d’Ile-de-France.

D’après cette antenne interministérielle, les bouchons cumulés aux heures de pointe sur les grandes artères régionales (sept autoroutes, A86, Francilienne et périphérique) ont reculé entre le 5 et le 20 septembre de 13% par rapport à 2004.
Mais cette fluidité accrue, particulièrement sensible en fin de journée, a été largement due à une meilleure météo. La flambée du brut n’a joué qu’un rôle « marginal », 2% de véhicules en moins seulement étant enregistrés d’une année sur l’autre dans les deux semaines considérées.

La stabilisation des émissions nocives des automobiles et des camions est un enjeu majeur de la lutte contre la pollution de l’air et le changement climatique.
Le transport routier constitue désormais le premier secteur émetteur de CO2 et d’autres gaz à effet de serre, loin devant l’industrie. Ses rejets réchauffant l’atmosphère se sont accrus de 20% en 13 ans, indiquent les dernières statistiques officielles pour 2003.
Selon une brochure publiée par le ministère de l’Ecologie à l’occasion d’une semaine de communication sur les transports alternatifs (16-22 septembre), 78% des Français utilisent encore quotidiennement leur voiture.

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