Culture

Les toits de Paris en route vers le patrimoine mondial de l’Unesco

Le 27 janvier, à Paris, a été présentée la campagne de candidature des toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco. Une opération parrainée, entre autres, par le Syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie (GCCP) qui voit là une occasion de valoriser l’image du métier de couvreur-zingueur.

Faire inscrire les toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est le projet impulsé par Delphine Bürkli, maire du IXe arrondissement de Paris. Le 27 janvier, dans sa mairie, elle a présenté son plan de campagne, en compagnie du journaliste et photographe Gilles Mermet, président du comité de soutien à la candidature des toits de Paris, et Angel Sanchez, président du Syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie (GCCP).

« Au même titre que la tour Eiffel, le musée du Louvre, la Joconde, les petites rues de Montmartre, les ponts romantiques qui traversent la Seine ou le Moulin-Rouge et son cancan, les toits de Paris font partie, dans l’imaginaire collectif, de tous ces clichés de cartes postales qui ‘font’ Paris aux yeux du monde entier », explique Gilles Mermet pour justigfier cette candidature. Le photographe maîtrise son sujet : il est l’auteur d’un livre de photos intitulé « Les Toits de Paris », publié en 2011, où l’on voit des couvreurs au travail et des vues de Paris prises depuis les hauteurs.

 

Donner de la visibilité au métier de couvreur

 

Au-delà de sa dimension culturelle, le GCCP voit dans cette initiative une belle occasion de donner de la visibilité au métier de couvreur. « Une inscription des toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco aurait l’avantage de faire reconnaître nos métiers comme des métiers d’art », explique Angel Sanchez. Le livre de Gilles Mermet avait déjà rendu fiers de leur métier les compagnons qui y avaient participé. « Après avoir lu le livre, explique le journaliste, certains couvreurs que j’avais photographiés étaient surpris : ils ne pensaient pas que l’on pouvait faire un si beau livre à partir de leur métier ! Aujourd’hui, il nous faut convaincre l’Unesco que derrière ces toits, il y a des hommes qui pérennisent un savoir-faire unique. »

Redorer l’image du métier est une préoccupation majeure pour la profession des couvreurs qui cherche à attirer les jeunes. « Les toits de Paris accueilleront de plus en plus d’équipements liés aux nouvelles technologies, explique Mériadec Aulanier, secrétaire général du GCCP. Et les jeunes sont très préoccupés par les problèmes de gestion de l’air et de l’eau. »

Pour rapprocher encore le grand public des toits et des couvreurs, Angel Sanchez a évoqué l’idée d’installer quelques sapines accessibles au public, dans Paris, aux côtés d’échafaudages. L’emplacement de ces sapines évoluerait au grès des chantiers. Les Parisiens pourraient ainsi admirer leur ville en altitude, mais également voir des couvreurs au travail.

Le lancement officiel de la candidature des toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco aura lieu le 5 février, dans la mairie du IXe arrondissement de Paris. Le dernier classement à l’Unesco d’un lieu parisien date de 1991 : il s’agissait des berges de la Seine.

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