Culture

Les «superpositions» de François Seigneur à l’Ensa Nantes

Mots clés : Architecture - Artisanat - Musées - galerie

La galerie Loire de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes accueille jusqu’au 13 mai l’exposition «Superpositions» de l’architecte François Seigneur, ancien associé de Jean Nouvel, dont le travail, radical, fait croiser art, artisanat et architecture.

Durant le mois d’avril, François Seigneur a encadré des étudiants de l’Ensa Nantes. Leur travail a fourni la matière de cette exposition étonnante consacrée aux «objets habitables et actifs qui fabriquent la ville et dans lesquels la vie doit s’enraciner».

Cette exposition met en scène des objets hétéroclites de tous formats. Empilés, ils dessinent une trame, rappelant celle de la ville, sur laquelle sont posés des dessins et maquettes.

L’exposition est complétée par un dispositif sonore, du linge étendu (clin d’œil aux récents arrêtés municipaux interdisant cette pratique), un mur d’affichage et des dispositifs d’homothétie présentant des projets d’extensions des bâtiments situés en vis-à-vis de l’école.

Pour François Seigneur, «la création architecturale, étroitement liée à la commande, n’a pas de temps de sortir du temps, de prendre du recul, de réfléchir hors programme, hors rentabilité, hors technologies, hors promesses structurelles». « Le sens de mes projets est à l’opposé. Les fonctions, les nécessités et la vie font formes. C’est l’imbrication et/ou la superposition de ces formes qui font une architecture dans laquelle nous pourrions retrouver le sens du savoir-faire individuel et collectif» explique-t-il.

 

Un parcours atypique

 

Diplômé de l’École Boulle en 1961 et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 1964, François Seigneur a suivi un parcours atypique aux frontières de l’art, de l’artisanat et de l’architecture. Son premier métier est ébéniste. Il s’initie ensuite à l’architecture comme dessinateur dans l’agence de Claude Parent où il rencontre Jean Nouvel. Il sera son premier associé entre 1970 et 1974.

Il travaillera sur des projets importants comme le réaménagement de la Régie Renault dans les années 80 et remportera même un succès international en 1992 en réalisant le Pavillon de la France pour l’exposition universelle à Séville. Mais cet enseignant à l’école d’architecture de Rennes (jusqu’en 2011) privilégiera la recherche et l’expérimentation à travers une architecture proche des gens. Il donnera à ses recherches une dimension sociale en s’interrogeant par exemple sur les logements d’urgence pour les démunis (1993) ou sur le bien-être des enfants en milieu hospitalier (La maison de mon Doudou, 2003-2008). Enfin, à l’image de la maison bioclimatique, qu’il a construite pour lui-même dans la forêt de Brocéliande, François Seigneur a toujours été passionné par les questions d’économie d’énergie.

 

Présentation, en vidéo, de l’exposition «Superpositions» de François Seigneur par Christian Dautel, directeur de l’Ensa Nantes.

 

 

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