Événement

Les stades olympiques au panthéon de la construction

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

Le Musée olympique de Lausanne présente depuis le 13 octobre une exposition consacrée à ces édifices emblématiques, qui ont marqué de leur empreinte chaque édition des Jeux olympiques.

« Le stade olympique est quelque chose de spécial, d’iconique, mais qui doit aussi être pratique et fonctionnel. Il doit également laisser un legs et être durable, notamment en étant multifonctionnel. Il est souhaitable, enfin, qu’il impulse un mouvement de régénération d’une partie de la ville hôte. » Lors de l’inauguration de l’exposition « Stades d’hier à demain », ouverte au public depuis le 13 octobre au Musée olympique de Lasanne, son commissaire, l’architecte britannique Geraint John, conseiller pour Londres 2012, a parfaitement résumé les défis auxquels sont confrontés les commanditaires, les concepteurs et les constructeurs de ce type d’édifice. « Il ne symbolise pas seulement l’idéal olympique, mais aussi la nature de la société du pays d’accueil et son régime politique », a ajouté l’historien suisse Nicolas Bancel, co-commissaire de l’exposition.

 

Vers un « architecture nomade »

 

Alors que l’édition de Rio 2016 vient de s’achever, ce sont ces enjeux et ces contradictions que retrace cette exposition à la scénographie très sobre. Un premier module rappelle l’histoire des 28 stades olympiques – et même 29 en incorporant Olympie, le site des premiers jeux dans la Grèce antique. Le rôle du BTP dans cette aventure est souligné avec quelques très belles photos d’ouvriers ayant travaillé sur le site de Pékin. Un coup de projecteur met aussi en lumière le concept d’architecture nomade, avec, par exemple, la réutilisation des matériaux du stade de handball de Barra, à Rio, pour construire des écoles.

L’exposition consacre une large part à Londres 2012 avec notamment une animation digitale permettant de découvrir l’évolution du site de Stratford de 1997 à 2030, afin de mieux comprendre la montée en puissance de l’enjeu environnemental et la nécessaire durabilité des stades. La dernière partie de l’exposition est consacrée aux stades de demain et aux magnifiques projets qui n’ont hélas pas été retenus pour Tokyo 2020, tel celui de l’agence française DGT pour Tokyo 2020.

On peut regretter que cette exposition, dont le contenu est très riche, ne présente pas de maquettes des stades. Il est toutefois possible d’en découvrir de magnifiques dans l’exposition permanente du Musée olympique de Lausanne.

 

« Stade d’hier à demain », du 13 octobre 2016 au 7 mai 2017, Musée Olympique de Lausanne. 

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