Logement

Les solutions d’Action Tank pour rénover les copropriétés dégradées à bas coût

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gestion immobilière - Gouvernement - Politique de la ville

En complément des dispositifs publics, l’association Action Tank a développé un modèle économique pour rénover les copropriétés dégradées.

Les résidences du Chêne-Pointu et de l’Etoile-du-Chêne à Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis seront les deux premières copropriétés à bénéficier d’une opération nationale de requalification des copropriétés dégradées (Orcod-IN). Mardi 7 juillet, Sylvia Pinel, ministre du Logement et de Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, signeront d’ailleurs la convention de partenariat innovante afin de préciser les engagements de tous les partenaires de l’Orcod-IN, le dispositif de gouvernance et les process mis en place pour coordonner les acteurs concernés.

Les autres copropriétés dégradées de la ville ne bénéficieront pas des crédits de l’Orcod-IN. Mais une association, Action Tank, a développé un modèle économique pour financer leurs travaux de rénovation énergétique (30 à 50% d’économies d’énergie espérées par an) pour un coût relativement faible pour les propriétaires occupants (entre 1 020 et 3 135 euros de reste à charge par ménage, pour un coût de 16 191 euros TTC par logement). L’association est actuellement en phase de négociation avec la mairie de Clichy-sous-Bois et les propriétaires d’une résidence « d’une trentaine de lots à proximité du Chêne Pointu » pour tester son programme. Explications.

 

Aides publiques, micro-crédit, vente de charges foncières

 

L’association compte d’abord mobiliser les subventions publiques (à l’exemple des aides accordées au titre du programme Habiter Mieux). « Il y a très souvent un problème de gouvernance dans ces copropriétés, les habitants n’arrivent pas à bénéficier des aides auxquelles ils ont droit », assure Jacques Berger, directeur de l’association Action Tank. A ces subventions, il faut ajouter l’octroi d’un micro-crédit (sur 2 à 5 ans) dont les échéances de remboursements débutent seulement après la réalisation des travaux. Objectif : que les traites aillent de pair avec la diminution des charges courantes pour être plus facilement absorbées dans le budget des ménages fragiles.

Enfin, le modèle économique d’Action Tank permet de réduire la facture totale des travaux grâce à la vente par les copropriétaires de droits à construire (aussi appelés « charges foncières »). « Les résidences dégradées se situent bien souvent dans des zones à densifier, estime Jacques Berger. En plus de réduire la facture totale des travaux, la vente de charges foncières permet d’augmenter le nombre de copropriétaires et donc de répartir le montant total des charges fixes sur un plus grand nombre de lots. » L’association prévoit également de sensibiliser les occupants à la maîtrise de leur facture énergétique et de remettre sur pied la gouvernance de la copropriété.

Pour rappel, environ 15% des copropriétés sont jugées « très fragiles » en France, soit près de 100 000 résidences et plus d’un million de logements selon l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah). Et  5 à 15% des résidences restantes pourraient basculer vers un stade de grande fragilité, toujours selon la même agence.

 

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