Paysage

Les sols urbains, un ferment de croissance verte

Sous le titre « Les sols, ressource des métropoles de demain », la grappe d’entreprises Le vivant et la ville propose un colloque, le 16 octobre à l’hôtel de ville de Versailles. La manifestation s’inscrit dans « L’année internationale des sols » proclamée par l’organisation des Nations Unies pour 2015, en prélude à une journée mondiale annuelle, programmée tous les 5 décembre.

Le regroupement des compétences dans le domaine des sols peut susciter une nouvelle voie vers la croissance verte : les seconds ateliers de la grappe d’entreprises « Le vivant et la ville » entendent en apporter la preuve, le 16 octobre à Versailles. La conviction commune de ses membres repose sur quatre ans d’échanges hebdomadaires : « Nos 27 adhérents comptent des grands groupes, comme Veolia ou Suez, mais aussi des entreprises de taille intermédiaire, des PME ou des très petites entreprises. Toute la chaîne du paysage se trouve représentée, des concepteurs aux agriculteurs urbains », témoigne Xavier Marié, président du groupe Sol de l’association labellisée depuis 2011 par la délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar) : une structure unique en son genre dans la filière verte.

 

Directive  cadre

 

Ancrée dans l’Ouest de l’Ile-de-France, la grappe puise aussi une partie de ses ressources à l’extérieur de son territoire, comme le montrent les exemples de l’entreprise alsacienne de travaux paysagers Thierry Muller ou du producteur angevin de substrats Florentaise.

Echo français à l’année internationale des sols décidée par la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) pour lutter contre la désertification et sécuriser l’alimentation de la planète, l’événement se concentre sur la fertilisation des sols urbains, comme moyen de résistance à l’étalement des villes. « Le vivant et la ville » se positionne aussi pour apporter son expertise au législateur européen, dans la perspective d’une future directive cadre sur les sols.

 

Exemple réunionnais

 

Parmi les exemples qui illustrent le message du 16 octobre, Xavier Marié évoque le site réunionnais de « la rivière de galets » : sans eau, ni sol, les partenaires du projet inscrit au programme Ecocité ambitionnent de verdir le quartier, grâce au recyclage de scories de houille, de fines de carrières et de déchets verts.

A son tour, « Le vivant et la ville » étudie des déclinaisons opérationnelles susceptibles de prolonger sa démarche, après la démonstration du 16 octobre : « Nous espérons identifier un aménageur intéressé par la mise en place une opération pilote », annonce Xavier Marié. Les mouvements de terres consécutifs aux grands travaux programmés par l’Etablissement public de Paris-Saclay et les transformations prévisibles des friches de Satory et de la caserne Pion nourrissent ces réflexions. Pour la grappe, elles s’inscrivent dans un enjeu à court terme : après la fin des aides de l’Etat, « Le vivant et la ville » devra prouver sa capacité à porter des projets par ses propres moyens.

 

Focus

Trois ateliers pour fertiliser les sols urbains

Trois ateliers rythmeront le colloque de la grappe d’entreprises Le Vivant et la Ville, le 16 octobre à Versailles :

1)   Ville nature et agriculture : quels outils pour un usage réglementa des sols ?

2)   Du sol déchet au sol ressource : quelles opportunités

3)   Du stérile au fertile : quelles filières industrielles ?

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