Transport et infrastructures

Les sociétés d’autoroutes s’insurgent contre le rapport de l’Arafer

Mots clés : Réseau routier

Suite au rapport de l’Autorité de régulation des autoroutes (Arafer) publié le 29 juillet, qui s’interroge sur les coûts et l’attribution des marchés de travaux, l’Association des sociétés françaises d’autoroute dénonce un « procès d’intention qui ne dit pas son nom ».

Le premier rapport annuel de l’Autorité de régulation des autoroutes (Arafer), publié le 29 juillet, ne passe pas vraiment auprès de l’Association des sociétés françaises d’autoroute (Asfa), qui regroupe les acteurs du secteur de la concession et de l’exploitation d’autoroutes et d’ouvrages routiers. Les sociétés concessionnaires « s’étonnent (…) du fait qu’assez systématiquement, les informations recueillies dans ce contrôle soient présentées d’une façon qui nourrit l’interrogation, voire alimentent une certaine suspicion à l’égard des procédures de passation des marchés », a écrit Jean Mesqui, le président de l’Asfa, dans un courrier publié le 5 août et adressé à Bernard Roman, le président de l’Arafer. « La critique de la prépondérance du critère prix dans le choix des attributaires paraît étonnante, alors même que les dossiers d’appel d’offres par nature très détaillés (…) laissent peu de champ à l’expression d’autres critères », poursuit-il.

Les sociétés autoroutières (dont font partie des filiales des groupes Vinci et Eiffage) s’inquiètent également « de la présentation insidieuse mettant en valeur une soi-disant prépondérance des entreprises liées (NDLR : appartenant au même groupe), qui ne peut évidemment se considérer sur la seule année 2015 ». Elles regrettent par ailleurs « la publication du rapport dans la presse et sur internet sans même qu’il y ait eu information préalable des concessionnaires ». Qualifiant le rapport de « procès d’intention qui ne dit pas son nom » et dénonçant « le caractère tendancieux du texte », Jean Mesqui a demandé à Bernard Roman une audition à la rentrée de septembre.

Dans son premier rapport annuel sur le sujet, l’Arafer – le nouveau gendarme de l’autoroute qui a pris le relais de la Commission nationale des marchés en tant qu’Autorité de régulation des autoroutes – s’est interrogée sur des « écarts de prix » entre les coûts estimés et réels des marchés passés par les sociétés concessionnaires, et un « niveau élevé » d’attribution de ces marchés aux filiales de BTP des maisons-mères des concessionnaires. Filiales pour la plupart des géants français du BTP Eiffage et Vinci, ainsi que de l’espagnol Abertis, les sociétés concessionaires d’autoroutes (SCA) exploitent plus de 9 000 kilomètres d’autoroutes en France, sur un total d’environ 12 000 km.

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  • - Le

    Privatisation des impôts ?

    Les autoroutes n’auraient jamais dû être vendues ! Il m’apparaît normal que les marges abusives liées à leur exploitation fassent l’objet de quelques tensions. Les utilisateurs que nous sommes ont payé la construction et au moment de leur total recouvrement, les esprits faibles qui nous gouvernent ont agi de façon primaire en les vendant.
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