Logement

Les sénateurs communistes veulent des logements sociaux autour des gares du Grand Paris Express

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gares, aéroports - Logement social - Politique des transports - Transport collectif urbain

Le 27 octobre, le Sénat débattra d’un texte déposé par les élus communistes. Il vise à garantir la mixité sociale dans un rayon de 400 m autour des futures gares du métro automatique.

«Dans un périmètre de 400 m autour des gares nouvelles du Grand Paris Express, toute opération nouvelle de construction d’immeubles collectifs de plus de douze logements ou de plus de 800 m2 de surface de plancher doit comprendre au moins 30% de logements locatifs sociaux, hors logements financés dans le cadre d’un prêt locatif social.» Telle est la proposition de loi déposée par le groupe des sénateurs communistes, républicains et citoyens (CRC) qui sera débattue et votée au Sénat, le 27 octobre, en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement.

 

Faire en sorte que le Grand Paris Express «profite à tous»

 

Les 200 km de futures lignes du métro du Grand Paris Express, avec leurs 68 nouvelles gares, vont profondément transformer le visage de la banlieue et les conditions de vie de ses habitants, d’ici à 2030. Leur construction entraînera d’importantes mutations urbaines. «Le «Schéma directeur de la région Ile-de-France» (Sdrif) fixe à 70 000 la construction annuelle de nouveaux logements. L’idée est de s’inscrire dans ce schéma. Il ne s’agit pas de faire de la surenchère ni même de corriger la loi SRU mais de faire en sorte que les futures lignes profitent à tous» prévient le sénateur Christian Favier (PCF), pilote de cette proposition de loi et par ailleurs président du conseil départemental du Val-de-Marne. En effet, l’élu pointe du doigt le fait que très souvent les logements sociaux sont construits à la périphérie des villes, loin des gares.

 

De 75 000 à 120 000 logements sociaux

 

Selon lui ce sont de 250 000 à 400 000 logements qui devraient être construits, ce qui permettrait d’en réserver de 75 000 à 120 000 au secteur social. Ce chiffre est à rapprocher des 672 000 demandeurs franciliens recensés en septembre.

Cette proposition de loi cible plus particulièrement la spéculation foncière alors que la ligne 15 sud ne sera pas mise en service avant six ans. «Elle n’a pas encore démarré», concède Christian Favier mais déjà, dit-il, «un certain nombre de promoteurs lancent des campagnes, pour des opérations en cours, avec la proximité du Grand Paris Express comme argument numéro un.»

 

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