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Les professionnels du désamiantage priment l’eau sous pression

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Bâtiment et santé

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Innovations

Un procédé de désamiantage par eau pressurisée a reçu le Trophée de l’innovation 2015 du Syndicat national des entreprises de démolition.

Après avoir reçu le Grand prix de l’innovation du salon Pollutec l’année dernière, le procédé de désamiantage par eau pressurisée AS Protec 4×4 vient à nouveau d’être distingué. Cette fois c’est le Syndicat national des entreprises de démolition (SNED) qui lui a remis son Trophée de l’innovation lors des Rencontres des métiers du SNED qui s’est déroulé à Lyon le vendredi 29 mai 2015. « Nous en sommes d’autant plus fiers que le jury est composé de vrais professionnels du désamiantage » se réjouit Vincent Bonneau, à l’origine du projet. Son idée de départ : ne plus désamianter par ponçage, mais par hydro-projection. « Le décapage à l’eau résout le problème des poussières car les fibres d’amiantes sont noyées dans une laitance. En utilisant l’hydro-projection l’atmosphère reste suffisamment pure pour qu’il ne soit plus nécessaire de confiner le chantier » explique l’inventeur.

 

3000 bars de pression

 

Pas de problème d’efficacité puisque des buses de projection à 2000 voire 3000 bars peuvent ronger le béton jusqu’aux fers ! C’est amplement suffisant pour du désamiantage qui s’effectue le plus souvent sur 1 à 8 mm d’épaisseur. La tête de projection circule dans un cadre tubulaire qui s’adapte à la surface à traiter. Il peut être incurvé, mobile, plaqué au mur ou au plafond. L’eau est aspirée directement au niveau de la tête de projection et stockée dans un bidon de 200 l. Une fois plein, celui-ci est manutentionné vers l’unité de traitement où l’eau est filtrée jusqu’à 1 micron (la réglementation se contente d’une filtration à 5 microns). Les boues amiantées sont pressées puis récupérées sous formes de galettes humides et compactes, plus stables et bien moins dangereuses qu’une poudre. Efficacité démontrée, avantage sanitaire prouvé, vient aujourd’hui l’heure de la fabrication en série et de commercialisation. « Nous ne sommes pas dimensionnés pour cela » admet Vincent Bonneau qui a décidé de confier sa trouvaille à la société Socofren-Kärcher group. C’est elle qui va maintenant fabriquer, vendre, louer et fournir les pièces détachées de l’AS Protek 4×4, en France et ailleurs.

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