Etat et collectivités

Les premiers mobile-homes pour les sinistrés du Nord sont là

15 jours après la tornade qui a balayé plusieurs communes autour de Maubeuge (Nord), les premiers mobile-homes destinés à reloger les sinistrés sont arrivés mardi 19 août à Hautmont, la commune la plus touchée. Deux mobile-homes arrivés dans la nuit ont été installés au coeur d’un quartier populaire de Hautmont où des dizaines de logements ont été endommagés ou détruits par la tornade, qui a fait trois morts et dix-huit blessés. Quatre autres sont arrivés peu après 13H00 et devaient être installés au même endroit.
Ces mobile-homes ont été acquis par l’Etat à la demande des propriétaires sinistrés de Hautmont, Maubeuge, Boussières-sur-Sambre et Neuf-Mesnil, qui souhaitaient rester près de leur maison en attendant leur reconstruction. Quelque 50 mobile-homes doivent être installés dans les trois semaines sur ces quatre communes, dont 22 cette semaine, 16 autres la semaine prochaine, et 12 la semaine suivante. D’une surface de 35 à 40 mètres carrés, construits en matériaux recyclables et isolés « toute saison », ces petits chalets sont composés d’un salon, d’une cuisine équipée, d’une salle de bain, de sanitaires et de deux ou trois chambres et coûtent entre 40.000 et 50.000 euros pièce. Les bénéficiaires se verront remettre les clés à partir de vendredi. « Il y a un long travail de mise à disposition et d’aménagement du terrain, de raccordement (au réseau électrique, téléphonique et des eaux) et d’attribution » aux familles, a expliqué sur place le sous-préfet du Nord, François Lobit.
Près de 1.600 logements ont été endommagés à des degrés divers par la tornade, dont environ 290 ont été rendus inhabitables.
La ministre du Logement Christine Boutin avait annoncé le 8 août à Hautmont une aide de 3 millions d’euros pour l’acquisition de bungalows.
Les autres sinistrés sont relogés dans des logements HLM libres, dans des appartements vidés dans le cadre des programmes de rénovation urbaine ou dans des logements privés dont les loyers seront partiellement ou totalement pris en charge.

AFP

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