Paysage

Les pépiniéristes jouent sur la solidarité de la filière paysage

Mots clés : Concurrence

A quelque chose malheur est bon. Réunis à Marne-la-Vallée les 18 et 19 juin pour leur 71e congrès, les 450 adhérents de la Fédération nationale des pépiniéristes et horticulteurs professionnels (FNPHP) resserrent leurs liens avec la filière paysage, pour faire front face à la guerre des prix et à la concurrence internationale.

Le nouveau modèle de cahier des clauses techniques particulières (CCTP) appliqué aux pépinières entre dans sa dernière ligne droite. En marge du 71e congrès de la Fédération nationale des pépiniéristes et horticulteurs professionnels (FNPHP), son président François Félix ne cache pas sa satisfaction : fruit d’une coopération avec les acheteurs publics réunis dans l’association des directeurs de services d’espaces verts Hortis, avec la participation des entrepreneurs de l’Unep et des concepteurs de la FFP, le document type marque l’aboutissement de trois ans de travaux conduits par le pôle Paysage de la FNPHP. « Nos partenaires se sont d’autant plus impliqués qu’eux aussi souffrent », commente François Félix.

 

Alliances commerciales

 

Outre le modèle de CCTP, le pôle Paysage organise la promotion des alliances commerciales entre ses membres. Les groupements d’intérêt économique (GIE) en constituent la forme la plus aboutie, comme le montre le modèle des Pépinières franciliennes, qui a inspiré le choix du site du congrès réuni à Marne-la-Vallée : jusqu’à l’année prochaine, les sept membres de ce groupement exécutent le plus grand contrat jamais remporté par des pépinières françaises, pour le compte de Villages Nature, filiale d’Eurodisney et de Pierre & Vacances. « La FNPHP joue le rôle d’incubateur de ce type d’alliances », commente François Félix.

A l’amont, la vigilance du syndicat s’exerce sur le fléchage des 14 millions d’euros d’aides promis par le ministère de l’Agriculture pour la modernisation des outils de production. L’espoir repose sur l’élection, mi-juin, de Dominique Boutillon, vice-présidente de la FNPHP, à la commission de FranceAgriMer qui instruit les dossiers.

 

Contrôler les importations

 

Malgré  ces perspectives encourageantes, les 31 pépinières réunies dans le pôle Paysage de la FNPHP restent très préoccupés par la guerre des prix : « Arrêtons de vendre à perte ! », exhorte son animateur Michel Le Borgne. Le P-DG des pépinières Drappier mène campagne pour améliorer le « taux de vente » des producteurs, autrement dit la part du négoce dans leur chiffre d’affaires. Paradoxalement, le Xylella Fastidiosa, cette bactérie qui attaque les oliviers italiens, lui donne de nouveaux arguments : « Nous seuls sommes contrôlés », rappelle le porte-parole du made in France dans les pépinières.

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