Environnement

« Les pendules à l’heure » par Jean-Philippe Defawe

La semaine s’annonce difficile pour le gouvernement qui doit faire face, mardi, à la plus importante journée de mobilisation syndicale contre le CPE. Souhaitons qu’après huit semaines d’une épreuve de force qui ne se dément pas, Dominique de Villepin puisse enfin accorder sa montre sur celle des syndicats, des mouvements de jeunes, voire diraient certains, avec une large partie de la société.
Il n’existe certes pas de recettes miracles, mais plusieurs ingrédients semblent indispensables et en premier lieu, une bonne dose d’explication.
Depuis 1976, la France est bien capable de remettre ses pendules à l’heure d’été ou d’hiver comme un seul homme. « Une mesure instaurée pour réaliser des économies d’énergies en réduisant les besoins en éclairage » nous dit-on depuis le fameux choc pétrolier. A l’époque, nous n’avions pas de pétrole, mais nous avions des idées.
En l’occurrence, cette idée nous ferait économiser, selon l’Ademe, 4% des consommations d’éclairage en France, soit la consommation totale d’électricité sur une année d’une ville de 200.000 habitants.
Esprit français oblige, le changement d’heure suscite des critiques récurrentes, notamment de l’association contre l’heure d’été double (Ached), qui dénonce des économies d’énergies « imaginaires », en raison des « surconsommations de chauffage » et de « trafic automobile ».
Des critiques qui font sourire les Américains qui ont adopté l’heure d’été bien avant nous… en 1966. Le président George Bush a annoncé un allongement de la période d’heure d’été de quatre semaines pour accroître les économies d’énergie. A partir de 2007, la période d’heure d’été commencera le deuxième dimanche de mars et se terminera le premier dimanche de novembre.

Jean-Philippe Defawe est rédacteur en chef du Moniteur-expert.com

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