Paysage

Les paysagistes déclarent leur amour au Grand Paris

Mots clés : Aménagement paysager

Les paysagistes concepteurs franciliens sèment leurs idées pour fertiliser la métropole, avec la complicité de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP). L’institution a accueilli le 6 juillet la première réunion de synthèse de la cellule Métropole créée voici un an par la Fédération française du paysage Ile de France.

Le sol, le vivant et le temps balisent la piste suivie par les paysagistes concepteurs à la recherche du Grand Paris. Ces thèmes nourrissent depuis un an les échanges de la cellule Métropole Paysage de la délégation francilienne de la Fédération française du paysage (FFP). La première réunion de synthèse a confirmé l’engouement de la profession, le 6 juillet dans les locaux de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP). « A chacune de nos réunions qui se tiennent une fois tous les deux mois, nous voyons de nouveaux confrères », s’est réjoui Vincent Cottet, l’une des chevilles ouvrières de la cellule,  en accueillant ses hôtes dans une salle comble.

 

L’appel d’Henri Bava

 

Parmi les récents adeptes, Henri Bava, retenu par ses obligations de directeur du département paysage de la faculté d’architecture de Karlsruhe, a tenu à manifester son soutien par un appel « à rassembler toutes les forces du paysage », en profitant d’un moment favorable : « Le statut désormais encadré par la loi amplifie le poids de notre parole ». Henri Bava appelle ses confrères à conclure une première étape de leur réflexion sous la forme d’une « déclaration » dans laquelle la profession brandirait ses valeurs, en s’appuyant sur les trois thèmes de ses réflexions métropolitaines.

« Quelle légitimité détient un syndicat corporatiste pour se saisir de ce sujet et comment les paysagistes peuvent-ils rebondir sur un programme conçu sans eux, et qui aboutit essentiellement à un tunnel » ? Les questions posées par Charles Dard n’ont pas manqué de tonifier le débat et de pousser Michel Péna, ancien président de la FFP, à prendre les accents lyriques qu’il affectionne : « Au moment où les phases opérationnelles approchent, interrogeons-nous sur ce qui va sortir du tunnel. Débattons certes des matériaux et des technologies, mais sans oublier l’essentiel, plus difficile à appréhender mais qui constitue le fonds de notre travail : notre déclaration doit d’abord être une déclaration d’amour au Grand Paris ».

 

Une place à prendre

 

Le président en exercice Jean-Marc Bouillon a facilement saisi la perche tendue par son prédécesseur : « Il serait vain de vouloir singer les architectes pour récupérer une partie des financements du Grand Paris. Soyons d’abord nous-même, puis dialoguons : nous nous renforcerons mutuellement ». L’invitation à la pluridisciplinarité n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde : « Le renouvellement prochain de notre conseil scientifique offre une occasion à saisir pour les représentants de votre profession. Pour penser la métropole, nous avons besoin des paysagistes qui connaissent le temps, le sol et le vivant », encourage Mireille Ferri, directrice de l’AIGP.

 

 

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