Emploi / Formation

Les partenaires sociaux unis pour une transition énergétique juste

Mots clés : Apprentissages - Monde du Travail

A l’issue de la seconde table ronde de la Conférence sociale du 19 octobre intitulée  « Transition énergétique, COP21 : les enjeux pour l’emploi, la croissance verte et la formation », le président de l’Afpa, Yves Barou a confirmé que les partenaires sociaux considéraient la transition énergétique comme une opportunité pour l’emploi dans le bâtiment et ailleurs. A condition que la transition soit juste.

La transition énergétique, c’est la croissance verte et la croissance c’est l’emploi. Voilà le cercle vertueux dans lequel les participants à l’une des trois tables rondes de la Conférence sociale du 19 octobre, intitulée « Transition énergétique, COP21 : les enjeux pour l’emploi, la croissance verte et la formation », souhaitent s’inscrire le plus vite possible. 

« La transition énergétique est considérée comme une opportunité et tous les acteurs de l’emploi et de la formation sont prêts à se mobiliser » a confirmé le président de l’Afpa, Yves Barou, facilitateur de cette table ronde. Un avis partagé par le Premier ministre, Manuel Valls, en clôture de la journée : « le changement climatique n’est pas une entrave au développement mais au contraire une opportunité pour plus de croissance, plus d’emplois, innover, inventer de nouvelles technologies et permettre à l’industrie française d’être à la pointe ». Mais pour transformer le  modèle productif français et combiner le développement économique, les enjeux sociaux et l’environnement, « il faut anticiper » a expliqué Yves Baroux.

Pour cela, il faut construire les emplois et les compétences de la transition énergétique. Les stratégies dans les entreprises devront donc être redéfinies, les processus de production, les compétences des salariés et les métiers devront progresser et évoluer. « En changeant les conditions d’exercice d’un métier, on le valorise » a insisté Yves Barou. « Avec la transition énergétique, les métiers évoluent, s’enrichissent et deviennent plus attractifs. C’est notamment un enjeu massif dans le bâtiment. »

 

Feuille de route

 

La feuille de route publiée à l’issue de la Conférence sociale fixe donc dans ce sens les prochaines étapes de l’action des partenaires sociaux :

– L’Etat élaborera en concertation avec les partenaires sociaux et les collectivités territoriales un plan de programmation de l’emploi et des compétences tenant compte des orientations fixées par la programmation pluriannuelle de l’énergie.

– Le conseil national, de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop) sera chargé d’établir les besoins en emplois et compétences en commanditant et en coordonnant des études d’impact à l’échelle des branches et des territoires, permettant à l’ensemble des partenaires d’anticiper les mutations en cours et à venir. Le gouvernement saisira le Cnefop sur ce sujet avant la fin du mois de novembre et un point d’étape sera réalisé à la fin du premier semestre 2016.

– L’intégration d’un volet environnemental et climatique dans les formations continues sera également poursuivie avec une adaptation de l’offre de formation. La liste des formations rendues éligibles au CPF sera actualisée en fonction des enjeux de la transition énergétique.

– Des projets de formation innovante (en termes d’ingénierie, de sujet traité ou de gouvernance) dans des filières de la transition énergétique et de la croissance verte seront identifiés et valorisés. « Peut-être que le Fonds vert pourrait être uilisé pour cela » a suggéré Yves Barou.

– Une attention prioritaire sera portée aux besoins de formation des formateurs, dans les secteurs les plus concernés par les enjeux d’efficacité énergétique, tels que le bâtiment. « La question de la certification des organismes est essentielle. Il faut valider le fait que toutes les formations auront pris le tournant de la transition énergétique » a ainsi estimé Yves Barou. « Cette labellisation « transition énergétique » est essentielle et est déja prise au sérieux. »

– Dans les branches professionnelles, sur les territoires et sur les sites industriels, il conviendra d’identifier les impacts sociaux liés à la transition énergétique afin de définir, dans le cadre du dialogue social, les mesures d’accompagnement en matière d’emploi et de transition professionnelle.

– Les employeurs et les syndicats seront encouragés à inscrire la thématique des enjeux climatiques et environnementaux lors des comités d’entreprise (article 180 de la loi de transition énergétique).

 

 

 

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