Immobilier

Les organismes HLM font appel à la solidarité pour démolir les logements obsolètes

Mots clés : Etat et collectivités locales - Logement social

Les organismes HLM des territoires détendus souhaitent faire financer la destruction du parc obsolète et vacant par l’ensemble des bailleurs sociaux, les collectivités locales, l’Etat… Ils publieront un manifeste sur le sujet en novembre.

Dans les zones où la demande de logements sociaux est faible et la vacance élevée, les organismes HLM ne veulent se retrouver seuls à financer la démolition des bâtiments obsolètes. C’est en substance, ce qu’indique la Fédération nationale des associations régionales d’organismes d’habitat social (FNAR). Elle prévoir de publier un manifeste sur le sujet en novembre 2015. Pour rappel, les organismes HLM des territoires détendus font face à une vacance locative importante (jusqu’à 20%) car leur parc social est obsolète.

 

Vers la création de « structure de défaisance » ?


Sur les 38 500 logements sociaux construits chaque année entre 2006 et 2011, 24% sont en état de « surproduction ». Entendons par là qu’ils créent de la vacance locative car ils ne répondent pas directement aux besoins d’hébergement liés à la croissance démographique, au renouvellement du parc ou au « desserrement des ménages » lié à la décohabitation. C’est ce qu’indique une étude réalisée par la FNAR avec les associations régionales des régions Auvergne, Bourgogne, Champagne Ardenne, Franche-Comté et Lorraine (qui représentent 12% des HLM de France métropolitaine et près de 8 millions d’habitants).

Dans les territoires détendus, l’offre de logement est abondante et les logements sociaux se trouvent en concurrence directe avec les logements privés. A niveau de loyer égal, les candidats à la location choisissent les hébergements proposant de meilleurs services. Et face à des logements neufs, le parc social, ancien et en partie obsolète, ne fait pas le poids. Cette situation créée de la vacance locative qui coûte cher aux bailleurs. Leur solution consiste à requalifier durablement le parc et à en détruire une partie, pour resserrer l’offre et tenter de rendre leur patrimoine plus attractif. « Mais on ne veut pas prendre seul en charge le coût de démolition [qui oscille entre 22 000 et 30 000 euros par logement, NDLR] car ces opérations bénéficieront à la fois au parc social et privé », signale Eric Philippart, de l’Opac Saône-et-Loire.

Pour financer ces démolitions, les associations régionales souhaitent la création d’une « structure de défaisance qui achète le patrimoine à détruire et décharge les bailleurs sociaux de la démolition. Cette structure pourrait être financée collectivement par les organismes HLM, les collectivités locales, l’Etat, Action Logement… », propose François Salzgeber, directeur de la FNAR.

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