Industrie/Négoce

Les matériels chinois Liu Gong arrivent en France

Divimat, nouvellement créé, va importer et distribuer des matériels chinois en France et espère un succès équivalent à celui que connait la marque en Grande-Bretagne.

Depuis six ou sept ans, les matériels de chantier chinois sont davantage aperçus en Europe sur des salons professionnels que sur les chantiers. Cela pourrait changer, ces marques exotiques commençant à monter des réseaux de distribution sur le Vieux Continent.

C’est le cas de Liu Gong, gros fabricant chinois. Celui-ci a déjà une base industrielle en Europe depuis le rachat du fabricant polonais Dressta. Le voilà aujourd’hui disposant d’une tête de pont commerciale en France à travers la société Divimat, nouvellement créée par Michel Eichwald. « Nous sommes à la fois importateur et distributeur puisque nous traitons directement avec Liu Gong Europe, explique-t-il. Pour l’instant nous couvrons un grand quart de la France, un territoire qui englobe la Bretagne, la Normandie, le Nord et l’Ile de France ».

Un premier bâtiment vient de sortir de terre au Grand Quevilly, près de Rouen. D’autres agences devraient suivre. « Nous allons évoluer en fonction du marché » anticipe Michel Eichwald, qui garde un oeil vers l’Angleterre. Là-bas Lui Gong s’est implanté en 2013. Deux ans plus tard, c’est un succès, avec 400 machines vendues.

 

L’argument du prix

 

Géant industriel dans son pays, Liu Gong dispose d’un très vaste catalogue mais toutes les machines qu’il propose ne seront pas immédiatement disponibles. « Nous allons commencer par les pelles de 15 à 30 t et quelques modèles de chargeuses sur pneus » dévoile Michel Eichwald.

Il présente ces matériels comme des machines simples mais efficaces. « Nous sommes bien positionnés en terme de prix, avec des matériels qui font le job et affichent des consommations tout à fait raisonnables ». Le prix, donc, est un argument brandit par la marque chinoise. Mais qu’en est-il de la valeur de revente ? « Liu Gong jouit d’une bonne cote dans certains pays du monde » répond Michel Eichwald qui est déjà en mesure de proposer des offres de financement avec garantie de reprise. Et les pièces détachées ? « Nous en stockons une partie en France, l’autre provenant d’un magasin général situé au Pays-Bas ».

En se fixant un objectif d’une centaine de machines vendues d’ici fin 2016, Michel Eichwald pense qu’il existe en France une demande pour des matériels d’entrée de gamme. Espérons qu’il existe une demande tout court, le marché français des travaux publics connaissant actuellement un trou d’air qui se fait durement ressentir chez les vendeurs de pelles, quelle que soit leur marque.

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